Cat Ba, perle du golf du Tonkin

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Cat Ba, la perle du golf du Tonkin est un archipel abritant 300 îlots répartis sur 300 km2. Cet ancien repaire de pirates chinois et vietnamiens abrite depuis 1986, un parc national qui s’étend sur 50% de la superficie, où habitent des espèces animales et végétales de toutes sortes (végétation tropicale luxuriante, oiseaux, reptiles).

Cat Ba est reconnu par l’Unesco en 2004 réserve de biosphère mondiale. Le climat est à la fois tropical et maritime. Ses plages sont nombreuses : Cat Cò 1, Cat Cò 2, Cat Dua, Cat Ong, Cat Trai Gai, Dong Danh etc. Il s’agit là des plages petites, discrètes avec du sable fin, avec de l’eau bien salée et pure. Elles s’adossent contre les montagnes, ce qui donne aux visiteurs l’impression d’habiter un vrai paradis. Les scènes du  matin reposent les yeux : le soleil tout rouge se lève des montagnes, les vagues se poursuivent dans la mer quand les barques et bateaux jettent l’ancre pour joindre les marchés très agités aux poissons…

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Dien Bien Phu

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Avant 1953, Diên Biên Phu n’était pas un nom inconnu de l’histoire militaire française. En effet, cette bourgade du haut Tonkin avait été en avril 1945 le théâtre d’une bataille ayant opposé une colonne française se repliant sur la Chine à des troupes japonaises qui la poursuivaient.

Paris avait même espéré faire de Diên Biên Phu en 1945 la nouvelle capitale de l’Indochine libre après le coup de force japonais qui, le 9 mars 1945, avait évincé les français d’Indochine.

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Le terme Diên Biên Phu est une dénomination administrative qui peut se traduire par “grand chef lieu d’administration frontalière”. La région est habitée par les Meos (H’mongs), Thais, rudes montagnards qui cultivent le pavot et font commerce de l’opium et par les Thaïs qui travaillent les rizières de la vallée et font du petit élevage.

http://www.lhu.edu.vn/Data/News/117/image/9%201%202009/4.jpg En ce mois de novembre 1953, la cuvette offre un aspect verdoyant qui n’a rien de commun avec les photos du camp retranché prises au moment du siège et qui feront la une de l’actualité. C’est alors une verte vallée accueillante, avec des rizières, de la végétation, des arbres, des forêts sur les pentes des collines et des montagnes environnantes. La plaine est parsemée de maisons sur pilotis et l’ensemble parait serein, champêtre et agréable à l’œil. La petite bourgade qui occupe le centre de la cuvette s’appelle en réalité Muong Thanh. Elle est traversée dans le sens nord-sud par deux pistes plus ou moins parallèles à la rivière coulant au centre de la cuvette, la Nam Youm, dans laquelle se jette la Nam Co venant du nord.

La grande droite axiale de la vallée orientée nord-sud à 17 Kms de long. La largeur est-ouest varie de 5 à 7 Kms. Une zone mamelonnée dans la partie est et nord-est sert d’avant-scène à un encadrement montagneux dont les sommets boisés culminent de 1.000 à 1.300 mètres. La dénivellation entre la vallée, déjà à 400 mètres d’altitude et les cimes des montagnes, varie de 600 à 700 mètres (cf. croquis).

Diên Biên Phu est relié au reste du pays par la route provinciale (R.P.) 41 qui va jusqu’à Hanoï via Tuan Giao, Co Ni, Na San, Moc Chau, Hoa Binh et, vers la Chine, plein nord par la piste Auguste Pavie via Laï Chau, capitale du pays thaï.

Ce petit plateau fertile que constitue la large cuvette de Dien Bien Phu est principalement visité par les Vietnamiens venus commémorer leur victoire. Les rares français semblent quant à eux encore traumatisés par le spectre de la défaite. La vie a repris ses droits et la végétation recouvre un nombre de pièces d’artillerie abandonnée sur le site.

L’abri du général de Castrie est l’endroit des photos souvenirs pour les anciens combattants. La reconstitution de la colline d’Éliane II surplombent le cimetière Vietnamien renforce l’impression de violence et de douleur qui plane sur le site. Une visite poignante, qui trouvera un peu de douceur dans la rencontre avec les ethnies mont agnardes de la région. Les paysages particulièrement riches, les marchés méritent d’être explorés en voiture.

Cao Bang

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Cao Bang, une province montagnarde du Nord au Vietnam, partage ses frontières avec la Chine au nord, les provinces de Bac Kan et Lang Son au sud, Ha Giang et Tuyen Quang à l’ouest. Le chef-lieu de Cao Bang est situé à 272km nord de Hanoi par la route nationale 3.

Le climat tempéré compte quatre saisons, le pintemps, l’été, l’automne et l’hiver, et même de légères neiges en hiver aux quelques régions montagneuses hautes comme Trung Khanh et Tra Linh. La température est la plus élevée en mai, et la plus froide en janvier. La température moyenne est de 25-28ºC dans l’été et 16-17ºC dans l’hiver.

Les attraits touristiques de Cao Bang comprennent le lac Thang Hen à Tra Linh, les chutes de Ban Gioc à Trung Khanh. Il y a aussi plusieurs sites près desquels le Président Hô Chi Minh a habité avant la révolution d’août 1945 tels que Pac Bo, la grotte de Coc Bo et le ruisseau Lénine et Khuoi Nam.

La région de Cao Bang abrite un certain nombre de groupes ethniques avec la culture traditionnelle tels que: le Tay, Nung, le Zao …

Chutes de Ban Doc sont les plus vastes, mais non les plus, du Vietnam. Sur une pente de 53 m, elles s’étendent su r 300 m de large. Leur débit varie considérablement suivant les saisons. S’étageant sur trois niveaux, elles figurent un escalier géant, particulièrement impressionnant de mai à septembre. Ce magnifique spectacle mérite le détour.

Les chutes sont alimentées par le Quay Son, qui borde la frontière chinoise. Ces dernières années, les infrastructures touristiques se sont considérablement développées du côté chinois, alors que la rive vietnamienne reste pratiquement déserte. Les chutes se trouvent pourtant au Vietnam et nombre de Chinois se glissent de l’autre côté de la frontière pour mieux les voir. En effet, cette zone très peu surveillée ne comporte aucun poste- frontière. Malgré cela, il vous faut l’autorisation de la police pour visiter les chutes. Il est question de supprimer cette formalité ridicule mais, pour l’instant, elle est obligatoire. Les agences de voyages de Hanoi ou de Cao Bang peuvent vous obtenir ce permis, que vous retirez à Trung Khanh, à 27 km des chutes.

Grottes de Nguom Ngao s’ouvre à 2 km des chutes, tout près de la route de Cao Bang. En fait, deux entrées sont accessibles : l’habitude veut que l’on pénètre par l’une que l’on ressorte par l’aure. Les grottes, gigantesques, s’étendent sur 3 km et l’une des galerie atteint presque les chutes, où se situe une entrée ‘’secrète’’.

Lacs Thang Hen se visite toute l’année. Toutefois, pendant la saison des pluies- de mai à septembre – 36 lacs se forment, séparés par des roches tortueuses.

Le reste de l’année, tous ces lacs s’assèchent sauf le Thang Hen lui-même. Apparaît alors une vaste grotte que l’on peut explorer en radeau de bambou.

Thang Hen ne ne possède ni hôtel, ni restaurant, ni transport public. Il vous faudra une jeep ou une moto pour atteindre les lacs – à moins que la rénovation de la route permettre aux voitures de tourisme de passer. Depuis Cao Bang, parcourez 20 km jusqu’au col de Ma Phuc. Un kilomètre plus loin, tournez à gauche au croisement et roulez encore sur 4 km. Les lacs sont assez proches de Cao Bang pour se visiter dans la journée.

La grotte de Pac Po se situe à 3 km de la frontière chinoise. La grotte et ses environs revêtent un caractère sacré pour les révolutionnaires vietnamiens. Le 28 janvier 1941, après trente ans d’exile, Ho Chi Minh revint au Vietnam pour mener à bien la révolution, planifiée depuis longtemps.Pendant près de quatre ans, il vécut dans cette grotte, proche de la frontière chinoise. Cette cachette lui aurait permis une fuite rapide hors du pays au cas où les soldats français auraient tenté de l’arrêter.Ho Chi Minh baptisa le ruisseau qui coulait devant sa grotte ‘’le Lénine’’ et un mont voisin ‘’le pic Karl Marx’’. Il attendit ici la fin de la Seconde guerre mondiale tout en écrivant des poèmes. En dialecte thay, pac bo signifie ‘’roue à eau’’, en référence à une source voisine.

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Ha Giang

Ha Giang est à prèsque 300km de Hanoi. Ha Giang partage de la frontière avec la province de Cao Bang, Tuyen Quang et Yen Bai. Ha Giang est une province frontalière avec la Chine. Ha Giang est une des plus belle destination mais c’est pas facile d’y aller. Ha Giang est connu par le Plateau Rocheux de Dong Van et au dessus de 1000m d’altitude et par un grand nombre de minorités différentes qui peuplent dans cette province. Vous faites une boucle: Ha Giang – Dong Van – Meo Vac ou l’inverse à travers des paysages sublimes, des cols somtueux: Quan Ba, Ma Phi Leng.

Cette région du Vietnam, frontalière de la Chine est peu visitée du fait de son isolement et de son altitude, mais elle comblera les amateurs de nature et de grands espaces. En effet, ici la hauteur de montagne n’a d’égale que la beauté de sauvage de paysage. Cette région a été en 2010 reconnue comme le Patrimoine Mondial de la Géographie par l’UNESCO.

Ha Giang est habité par des différentes minorités ethniques dont les H’mong, Pathen, La Chi, San Chi, Cao Lan, Lo Lo, Zay, Tay, Dzao … La plupart des groupes ethniques ont conservé leur culture intacte du monde extérieur. Voyager à Ha Giang était presque impossible auparavant, mais les routes sont maintenant goudronnées donc les voitures sont faciles à etre accesibles. Durant ce trajet, plusieurs arrêts sont prévus pour les visites, les photos …. Vietnam Original Travel offre des voyages authentiques, originaux et aventureux en 4×4 et à moto. Nous organisons aussi des treks, des randonnées pédestres avec les nuits conviviales chez l’habitant dans la région de Ha Giang. Hà Giang est estimée comme une région en richesse de caractère culturelle où abritent 20 ethnies. Chaque ethnie cache les mystères. Ses villages sont paisibles avec leurs traits culturels propres.

Les sites à visiter:

Le marché de l’Amour de Khau Vai se situe dans la commune de Khau Vai et il se tient une fois par an (le 27 Mars mais c’est le calendrier lunaire). C’est le jour où les ex- amoureux se voient sans fixer un rendez- vous avant pour raconteur la vie quotidienne de chacun à l’autre. Ils sont très contents de se revoir et plus heureux de voir leur ex-amour content de leur vie actuelle.

La légende raconte qu’autrefois, que deux jeunes gens d’origines ethniques différentes tombèrent amoureux. La jeune femme, très belle, ne pouvait toutefois fréquenter son bien aimé en raison de l’opposition familiale. Le conflit s’envenima, et la lutte entre les deux villages fut meurtrière. Les jeunes amoureux se décidèrent à contrecœur de se séparer, pour mettre fin à ces rivalités. Leurs adieux furent déchirants, mais ils décidèrent de se donner rendez-vous une fois par an… Depuis, Khau Vai est devenu le lieu de rendez-vous annuel de tous les amoureux de la région.

Village de Pho Bang se trouvant à 58 km de Yên Minh, c’est un village authentique des Chinois au territoire du Vietnam, avec des maisons à plusieurs étages aux murs en terre pisé, couvertes de tuiles, juchées sur les montagnes… c’est comme une vieille ville. Palais du roi des H’Mông : le palais du roi des H’Mông, Vuong Chi Sinh, a été bâti au début du 20e siècle comme une fortification, ce beau bâtiment a été construit par les français. Col de Lung Cu est le point culmunant et il est considéré comme le toit du Vietnam qui partage la frontière du Vietnam et la Chine. Xin Man – Hoang Su Phu : se trouvant à 150 km du chef-lieu de Hà Giang, Sin Mân est une très belle région avec les rizières en terrasse, les villages ethniques et les forêts, c’est dans cette belle région que nous vous proposons des circuits de treks et des randonnées pédestres avec les nuits chez l’habitant.

Marché Yen Minh ne se tient que tous les dimanches matin et vous rencontrerez ici de différentes minorités ethniques : H’mongs fleuris, Tays, Nungs, Phu La.. Ce marché se trouve dans un très beau cardre naturel : la porte Céleste Quan Ba, les Monts de Seins de la fée.

Plateau de Dong Van se trouve à 146 km, franchit deux “Portes célestes” de Quang Ba et Yen Minh. A 1025m d’altitude, il est l’unique plateau rocheux du Vietnam et il a été reconnu comme le Parc Géographique par l’UNESCO en 2010. On y rencontre les H’mongs qui travaillent sur les rochers… On y produit une importante variété de fruits : prune, pêche, poivre,… à Dong Van, vous visitez son marché qui date de plus de 400 ans, ce marchés se tient tous les jours, les minorités ramment leur produits locaux au marché pour vendre et acheter leur besoins.

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Ninh Binh

La province de Ninh Binh se trouve à 91 km au Sud de Hanoi. Elle est entourée des provinces Nam Dinh, Ha Nam, Hoa Binh, et Thanh Hoa.

Malgré sa proximité par rapport à la capitale et les facilités de communication (Ninh Binh est traversée par la route transvietnam et est reliée avec le port de Hai Phong par la nationale numéro 10), Ninh Binh reste une province principalement agricole. Hormis quelques agglomérations urbaines, le niveau de vie du reste de la population est très peu élevé. L’industrie la plus développée dans la province est la cimenterie, car Ninh Binh en possède d’abondantes matières premières.

Ninh Binh est connu dans le pays par les métiers artisanaux qui y existent depuis des centaines d’années. La fabrication de nattes, produit utilisé comme drap dans la quasi totalité des familles vietnamiennes, les métiers de la pierre et la broderie à la main sont les plus célèbres.

Mais ce qui fait parler le plus de Ninh Binh, c’est sa potentialité touristique. Ancienne capitale du Vietnam, elle possède d’immenses chaines de montagne calcaire aux allures féeriques. Les belles grottes de Tam Coc – Bich Dong, connues sous le nom de la Baie d’Halong terrestre, le quasi-lac de Kenh Ga au milieu des montagnes dont les eaux transparentes et tranquilles offre l’image d’un paradis terrestre, le parc national de Cuc Phuong – l’une des rares forets vierges restantes au Vietnam avec la diversité de la faune et de la flore n’en sont que quelques exemples.

Voici des sites touristiques a Ninh Binh:

* Tam Coc ou la baie d’Halong terrestre

* Hoa Lu, première capitale du Vietnam indépendant

* Le Parc national de Cuc Phuong

* La cathédrale de Phat Diem

* Kenh Ga

Tam Coc ou la baie d’Halong terrestre

Surnommée “la Baie d’Halong terrestre” en raison de la similitude de ses paysages montagneux à ceux de la huitième merveille du monde, Tam Coc (qui signifie en vietnamien “trois grottes”) est l’un des plus beaux sites du Nord Vietnam. Situé à une centaine de kilomètres de Hanoi, Tam Coc est une destination incontournable pour tous les touristes, vietnamiens comme étrangers.

La beauté du site fut chantée, dès le treizième siècle de notre ère par le roi Tran Thai Tong (qui régnait de 1255 à 1258), adepte du bouddhisme, en ces termes :

Qui conque est venu dans ce lieu,
Dira certes, que le Paradis de l’Ouest n’est pas aussi loin,
Ne vaut-il pas mieux d’y passer ses jours,
Le temps oublié, la vie terrestre écartée !

Si l’on sait que le Paradis de l’Ouest est pour les bouddhistes la demeure de l’âme, le lieu où l’on goûte la félicité, où l’on jouit de la lumière, de la liberté et de la joie éternelles, ces mots suffisent pour nous donner une certaine idée sur Tam Coc.

La visite de Tam Coc, d’une durée de 03 heures environ, ne peut se faire qu’en petits sampans sur la rivière de Ngo Dong, qui traverse en zig zac des paysages enchanteurs. De l’embarcadère nommée Van Lam jusqu’à la troisième grotte, le sampan navigue au milieu d’un monde féerique.

Le cours d’eau rêveur est bordé de deux côtés de grands pitons calcaires aux formes multiples. On y voit, de temps à autre, surgir d’une végétation tropicale luxuriante, des têtes de chèvres élevés à la sauvage dont la viande est l’une des meilleures spécialités de la province. Dans les rizières au pied des montagnes, le riz verdoyant offre un parfum léger mais pénétrant de ses fleurs. Le sampan passe sucessivement les trois grottes creusées dans des pains de sucre.

Cette visite en sampan est généralement suivie d’une promenade en vélo à la grotte de Jade (autrefois considérée comme « deuxième grotte des cieux du Sud ») où s’élèvent trois pagodes et un monastère construits au XVIIème siècle. Ceux qui ont vu le film « Indochine » se souviendront de ce lieu magique et irréel où les deux fugitifs viennent s’abriter. La première pagode est adossée à la montagne au milieu d’un jardin luxuriant ; on accède à la seconde par un petit escalier puis, encore plus haut, on visite la troisième qui contient trois Bouddhas. Très joli point de vue sur les champs et la campagne, comme un tableau géant.

Hoa Lu, première capitale du Vietnam indépendant

Hoa Lu fut la capitale du Vietnam indépendant de 968 à 1009, avant d’être abandonné au profit de Thang Long – Hanoi. La visite de ce site présente un intérêt certain, non seulement sur le plan du paysage mais également et surtout sur le plan historique.

Pour comprendre la valeur historique de ce site, il faut remonter un peu dans l’histoire du Vietnam. Après une très longue domination chinoise, en 939, Ngô-Quyên chassa les envahisseurs du pays à la suite de la célèbre victoire sur la rivière de Bach-Dang (voir la rubrique sur Haiphong), et fonda la première dynastie nationale dont la capitale fut Co Loa, qui se trouve actuellement en banlieu de Hanoi.

En 963, à la mort du second fils de Ngô-Quyên (décédé en 944), le royaume tomba dans l’anarchie et fut partagé entre douze seigneurs. Mais ces derniers furent éliminés en quelques années par Dinh Bo Linh, le gouverneur de l’actuelle province de HaTinh, l’homme aux « dix mille victoires » qui, après un quart de siècle d’anarchie politique, parvint à faire taire les grands féodaux. Dinh Bo Linh se proclama empeureur en 968 sous le nom de Dinh Tien Hoang (premier roi des Dinh – ce nom est actuellement donné à l’une des rues entourant le lac de l’épée restituée à Hanoi) et donna à ses États le nom de Dai Co Viet (Le grand Viet glorieux). Pour s’éloigner de la menace du Nord, le nouveau monarque avait fixé la capitale très loin dans le bas du delta, à Hoa Lu, pour des raisons à la fois stratégique (Hoa Lu est entourée à l’Ouest de hautes montagnes et avait comme base arrière tout le bas delta et ses prolongements) et politique (en s’installant à Hoa Lu, le nouveau souverain s’adossait à la région qui l’avait porté sur le trône). Après l’assasinat de Dinh Bo Linh et de son fils en 979, le pouvoir passa aux mains du général Le Hoan, puis à ses fils qui régnèrent à Hoa Lu jusqu’en 1010 sous le nom des Le antérieurs.

De nos jours, dans le cadre magnifique des rizières au pied des montagnes, cadre qui devrait ne pas changer depuis les Dinh, il ne reste plus les grands palais et monuments royaux. Les seuls vestiges importants sont deux temples, l’un dédié aux Dinh, l’autre aux Le antérieurs.

Le premier temple, le plus éloigné, est dédié à Dinh Bo Linh. Au XIème siècle, lors de sa construction, le temple était orienté vers le Nord ; ce n’est qu’en 1696, qu’il fût reconstruit regardant vers l’Est. Après avoir passé deux arches triomphales, on se trouve devant le « lit du Dragon », piédestral du trône royal en pierre, où avaient lieu les sacrifices lors des grandes fêtes.

A l’intérieur du temple, la statue de ce premier roi viet ne date que du XVIIe siècle. Elle est en bronze doré. De chaque côté se trouvent les statues de ses trois fils, ce qui nous oblige à évoquer le sort qui s’acharna sur cette famille.

En 979, Dinh Bo Linh fût empoisonné en même temps que ses deux fils ainés par un mandarin. Jadis, à l’anniversaire du meurtre, on plaçait devant le temple, la statue de l’assassin et on la flagellait publiquement. Cette coutume fût supprimée par Gia Long qui fit brûler la statue du meurtrier.

Dinh Bo Linh laissait une veuve et un enfant de 6 ans pour prince héritier. On n’a toujours pas fini de jaser dans les chaumières sur les vraies raisons qui poussèrent la veuve à céder le trône au général en chef et de l’épouser par la suite. Les mauvaises langues ne se privèrent pas d’accuser la veuve de complot, tandis que les livres scolaires vantent les mérites de cette femme qui a su sacrifier l’amour familial au profit de l’amour pour la patrie.

Le général Le Hoan monta sur le trône. C’est lui qui allait fonder la première dynastie des Le, et c’est encore lui qui saura repousser victorieusement les Song, puis s’emparer du pays Cham en 982.

C’est donc à Le Hoan qu’est consacré le deuxième temple qui se trouve à 500 mètre du premier.

Comme le précédent il respire la paix, mais il a comme particularité d’avoir un petit sanctuaire dédié à Confucius et un joli portique décoré de statues polychromes. Vous serez peut-être surpris par le mauvais état de ce temple par rapport au précédent, bien que plus récent. Cela s’explique simplement par le fait que le temple des Dinh est consacré au fondateur de la patrie ; il a donc été restauré plusieurs fois. Le second, beaucoup moins, mais conserve en même temps une plus grande authenticité. A l’intérieur, trônent les statues de Le Hoan, son fils et de la reine Duong Van Nga.

Le Parc national de Cuc Phuong

Créé en juillet 1962, le parc de Cuc Phuong est le plus ancien et le mieux aménagé du pays. Il s’agit d’une forêt tropicale vierge, située à 80 km au sud-ouest de Hanoi et s’étendant sur 22200 ha, sans compter une zone tampon d’environ 6550 hectare.

Les premières traces d’habitations humaines dans la forêt de Cuc Phuong datent de 7.000 à 12.000 ans. Des objets façonnés datés de cette époque ont été retrouvés dans de nombreuses cavernes du parc, ainsi que des sépultures humaines, des haches en pierre, lances aux pointes faites d’os, couteaux en coquille d’huître, et même d’outils pour le meulage.

Cuc Phuong possède une étonnante diversité de flore et de faune. On y a dénombré 97 espèces de mammifères, 300 espèces d’oiseaux, 36 espèces de reptiles, 17 espèces d’amphibiens, 11 espèces de poissons, 2.000 espèces de plantes aquatiques et des milliers d’espèces d’insectes.

Un certain nombre d’espèces présentes dans le parc sont listées dans le Livre Rouge du Vietnam des espèces en voie de disparition.

Témoignages sur Cuc Phuong :

« Cuc Phuong : la forêt primaire… ça fait réver ! Là, nous allons en voiture avec un guide.

C’est le premier parc national créé au Viet Nam (en 1962) pour la protection de la faune et de la flore.

Le mois d’août n’est pas la meilleure saison pour le visiter… très forte chaleur et fort taux d’humidité. Nous avons vu différentes espèces de papillons, des lichens, une végétation plus que luxuriante et entendu (plus que vu) quantités d’insectes émettant des sons plus proches de ceux de la tronçonneuse, des trompettes de supporters de foot, outils de dentiste et autres que de ceux de nos grillons ou cigales (ou alors de très gros ses cigales !).

Visite d’une grotte, après une bonne grimpette, avec traces de coquillages et fossiles, vestiges préhistoriques et squattée par nombre de chauves-souris que notre visite n’a pas dérangées !

Puis parcours en voiture vers une autre partie du parc par une petite route de terre au travers de magnifiques paysages de forêt et espaces occupés par les cultures. Après un pique-nique avec le guide et le chauffeur, nous avons fait une marche de 2 heures environ (avec le guide, le chauffeur est allé faire la sieste, a-t-il dit) ; une marche pénible car dans les raidillons détrempés par les pluies de la veille on glisse et on a vite la sensation d’étouffer mais c’est si beau ! Nous croisons des promeneuses vietnamiennes tant étonnées par ma transpiration abondante (je semble sortir de la douche) que chacune me touche le bras ! (heureusement, elles n’étaient que quatre). C’est au cours de cette promenade que nous avons vu un arbre vénérable (1 000 ans dit-on) et, en effet, il est haut, large et imposant ! (70 m de haut sur 45 de diamètre…). Un moment de repos auprès de cet arbre avec le guide, bavardage et tranquillité malgrès le bruit énorme du «chant » des insectes.

En rentrant, nous nous arrêtons à la réserve du parc. Là des singes de diverses espèces sont élevés en captivité – certains ont été recueillis dans la nature au Viet Nam ou pays voisins, d’autres, et c’est la pluspart, naissent là – mais ils seront remis en semi-liberté puis en liberté totale dans le parc de Cuc Phuong.

La cathédrale de Phat Diem

La petite ville de Phat Diem se trouve à une trentaine de kilomètres au sud de Ninh Binh. Avec le district de Bui Chu, elle forme le centre du catholicisme au Nord du Vietnam, étant le siège du premier évêché du pays. Près de la moitié de la population de cette région reste catholique, malgré l’exode vers le Sud en 1954. L’itinéraire Ninh Binh – Phat Diem est balisé par de nombreuses églises de campagnes, évoquant l’image de la campagne française au 19ème siècle. Construite en 1891 sous l’impulsion du père Six dans un style mariant l’architecture des pagodes bouddhiques et des églises catholiques (style d’ailleurs très symbolique de la nécessité, pour le catholicisme, de s’adapter à une culture fortement bouddhique pour y faire une place), la cathédrale de Phat Diem forme avec une dizaine de monuments en pierre et en bois qui l’entourent un ensemble architectural unique en son genre (à savoir la statue du christ-roi, le campanile, la chapelle St -Joseph, la Chapelle St – Pierre, la Chapelle du Coeur, l’église en pierre, le calvaire, la grotte de Bethléem, la chapelle du Sacré – Coeur de Jésus, la chapelle St – Roch).

La matière la plus utilisée pour la construction de la cathédrale est la pierre. Placée dans son temps, la Cathédrale de Phat Diem est une œuvre qui réunissait toutes les élites de la sculpture sur pierre. Celle-ci est en effet omniprésente. Elle forme les entrées courbées en arc, les hauts tours, et les sanctuaires. Elle constitue les piliers, les poutres, les mûrs et les balustrades. Elle s’est transformée de manière vivante en abricotier, en pin, en chrysanthème, en bambou, en dragon, en licorne, en tortue, en phénix. Elle vivifie de quelque manière les récits de la Bible, si bien conservés dans la Tradition chrétienne.

La visite de Phat Diem présente tout son intérêt, non seulement parce qu’elle permet de remonter l’histoire du catholicisme au Vietnam, mais également parce qu’elle vous conduit à la découverte d’une architecture exceptionnellement originale et des paysages typiques de la campagne vietnamienne. Au tomber du soleil, les sons de la cloche de la Campanile s’épandent dans l’atmosphère. Les toits courbés, les uns après les autres, se transforment en des cerfs-volants légendaires poussés par le vent dans le ciel, apportant avec eux les messages de la pierre, pour répandre la foi et faire connaître au plus grand nombre, toute la beauté culturelle et artistique de cette terre sacrée, cette terre qu’on appelle Phat Diem.

Phat Diem se trouve par d’ailleurs dans une région où se trouvent les villages de métiers les plus connus au Vietnam par la sculpture sur pierre. Si l’on croit à des documents historiques, certains d’entre eux existent depuis plus de mille ans. C’est le cas du village Nhoi, à Thanh Hoa, du village Kinh Chu, à Kim Mon – Hai Duong, ou encore de Ninh Van – Hoa Lu – Ninh Binh. Des traces immortelles du talent de ces villageois artisans sont encore là sur nombre de constructions et de sculptures : les stèles au temple de la littérature à Hanoi, les statuts à Lam Kinh – Thanh Hoa, les palais et tombeaux royaux à Hue, pour ne citer que ceux-ci.

Mai Chau, un lys dans la vallée

Mai Chau est un petit village dans une vallée peuplée d’ethnies minoritaires, aux pieds des montagnes Hoang Lien. On y accède par une route qui serpente à travers des paysages magnifiques. L’endroit n’a rien de spécial en soi, mais tout Mai Chau est entouré de petits hameaux peuplés de Thais Blancs. Le plus grand s’appelle Pom Coong, avec des maisons en bois et sur pilotis, entre rizières et douces collines. Pas très loin de Pom Coong, un autre village encore très préservé du tourisme, avec des buffles noirs et brillants qui sillonnent ses rues. C’est un village plein de jardins potagers et de gens souriants marchant lentement.

Il n’y a pas d’hôtels à Mai Chau. On y passe la nuit chez les habitants, qui offrent des repas assis autour d’un grand poteau. Outre les plats traditionnels, on aura l’occasion de goûter l’alcool de riz contenu dans de petites jarres. Des spectacles de danse du soir suivent le dîner, spectacles simples mais particulièrement amusants.

On n’a pas besoin de réveil pour se lever tôt le matin. Les chants de coq et les cris des cochons affamant annoncent le lever du soleil. L’heure est venue de faire des promenades à pied à travers le village, aller à la rencontre des habitants dont le mode de vie n’a rien à voir avec celui des citoyens de l’industrialisation que nous sommes.

« Quand on dort dans un des villages du coin, on est installé dans une maison traditionnelle sur pilotis, faite de teck et de bambous. L’espace pour vivre/dormir/manger/danser est long et vaste, et des moustiquaires compartimentent la pièce pour la nuit. Pendant notre première soirée là-bas, les occupants de la maison d’à côté avaient organisé une danse, nous nous sommes bien sûr joints à la fête. Au moment où nous avons passé la tête par la porte, nous avons été accueillis par des cris de ” bienvenue ! Asseyez-vous ! Merci de vous joindre à nous ! “

A la fin, on nous a invité à danser avec les danseuses traditionnelles et les villageois, et bien sur à abuser de l’alcool local, le Ruou Can, une sorte de vin de riz mariné aux herbes. C’est tellement concentré qu’il faut y ajouter de l’eau ! Quand tout est bien macéré, tout le monde s’assoit en rond et tète aux pailles de bambous communautaires qui sortent du pot comme des tiges de fleurs»

Thac Ba

Situation: situé aux deux district de Luc Yen et Yen Binh, province de Yen Bai. Caractéristique: D’une superficie de 23 000ha, ce lac est formé lors de la construction d’un barrage sur la rivière Chay. D’une profondeur moyenne de 15m à 20m et même de 40m par endroit, il détient 2,9 milliards de m3 d’eau.

Des milliers d’îlots sont parsemés dans le lac, constituant une superficie totale de 4350 ha. Les forêts autour du lac se reflètent dans les eaux limpides où nagent des poissons.

Il est non seulement un beau site, mais encore un vestige historique. En 1285, a eu lieu la bataille Thu Vat commandée par Trân Nhat Duat avec les victoires sur les Yuan – Mongol. Il y abrite au bord du lac la chaîne de montagnes de Cao Bien qui furent la base révolutionnaire importante des organes centrales dans la guerre de résistance contre les colonialistes français.

Au milieu du lac, la grotte Mong Son fut le lieu de travail du Comité provincial du Parti de Yen Bai, dans la guerre contre l’impérialisme américain (1965 – 1967).

Le centrale hydro – électrique de Thac Ba est le premier ouvrage hydraulique du Vietnam qui est érigé dans cette région. Un plan est à l’étude pour faire du beau site du lac Thac Ba un centre d’éco – tourisme avec les activités nautiques et randonnés pédestre.

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