Voyager au Vietnam en moto fait rêver : routes de montagne de Ha Giang, rizières du Nord, col de Hai Van face à la mer, lagunes du Centre, hauts plateaux de Da Lat et longues portions côtières vers le Sud. Peu de moyens de transport offrent une telle sensation de liberté et une proximité aussi forte avec la vie locale. Mais ce voyage ne s’improvise pas. Le Vietnam possède une circulation très différente de celle d’Europe, des conditions routières variables et, depuis 2025, de nouvelles catégories de permis. Conduire légalement suppose également de comprendre les règles du permis international, de l’assurance et du véhicule loué. Pour certains voyageurs, la meilleure expérience sera donc de piloter eux-mêmes ; pour d’autres, un Easy Rider expérimenté sera beaucoup plus judicieux. Voici comment préparer un road trip à moto sûr, réaliste et réellement agréable
Sommaire
Vietnam à moto : les règles essentielles en 2026
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Point à vérifier |
Règle / conseil |
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Permis ≤125 cm³ |
Catégorie adaptée au deux-roues ; A1 vietnamien jusqu’à 125 cm³ |
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Moto >125 cm³ |
Catégorie moto permettant cette cylindrée |
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Permis étranger |
Permis national + IDP Convention de Vienne 1968 |
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Cas français |
Une simple équivalence permis B/125 française ne suffit pas à l’étranger |
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Cas canadien |
Situation différente : Canada non partie à la Convention de Vienne 1968 |
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Casque |
Obligatoire |
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Alcool |
Tolérance zéro |
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Assurance véhicule |
Responsabilité civile obligatoire |
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Assurance voyage |
Doit explicitement couvrir la conduite du deux-roues concerné |
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Conduite de nuit |
À éviter |
La loi vietnamienne entrée en vigueur en 2025 fixe la catégorie A1 aux motos jusqu’à 125 cm³ ou 11 kW et la catégorie A aux motos de plus de 125 cm³ ou plus de 11 kW. Elle reconnaît également les permis internationaux accompagnés du permis national lorsque ceux-ci ont été délivrés par un État partie à la Convention de Vienne de 1968 et correspondent au véhicule conduit.
Quel permis faut-il réellement pour conduire une moto au Vietnam ?
Pour les Français, Belges, Suisses et Luxembourgeois

La France, la Belgique, la Suisse et le Luxembourg figurent parmi les États parties à la Convention de Vienne de 1968. Il faut cependant disposer à la fois du permis national et du permis international valide, avec une catégorie moto correspondant réellement au véhicule.
France Diplomatie confirme qu’un voyageur français doit avoir au Vietnam son permis international joint au permis français, ainsi qu’une assurance pour le véhicule.
Un piège concerne les Français conduisant un 125 cm³ grâce à l’équivalence du permis B et à la formation française : l’ANTS précise explicitement que cette équivalence n’est pas reconnue automatiquement à l’étranger et qu’elle ne donne pas lieu à une catégorie moto A1 sur le permis international.
Et pour les Canadiens ?
C’est une différence importante pour votre lectorat francophone.
Le Canada délivre un permis international basé principalement sur la Convention de Genève de 1949 et n’apparaît pas parmi les parties à la Convention de Vienne de 1968, alors que le droit vietnamien reconnaît précisément l’IDP 1968 dans ce cadre. Le gouvernement canadien indique d’ailleurs actuellement qu’un permis vietnamien valide est requis pour conduire au Vietnam un véhicule de 50 cm³ ou davantage.
Un voyageur canadien ne devrait donc pas partir du principe que son IDP canadien lui permet légalement de faire la Ha Giang Loop en autonomie.
Dans ce cas, un Easy Rider constitue souvent la solution la plus simple et la plus sûre.
Louer ou acheter une moto au Vietnam ?

Pour un voyage de quelques jours à trois semaines, nous recommandons presque toujours la location.
L’Office national du tourisme vietnamien donne actuellement comme ordre de grandeur environ 150 000 à 300 000 VND par jour pour les scooters et motos courantes, selon la qualité du véhicule. Les trails, motos plus puissantes et modèles adaptés au long voyage peuvent coûter davantage.
Avant de partir, demandez :
- certificat d’immatriculation du véhicule ;
- assurance responsabilité civile obligatoire ;
- contrat de location ;
- numéro d’assistance du loueur ;
- conditions de réparation ;
- politique en cas d’accident ;
- autorisation de rendre la moto dans une autre ville si vous faites un aller simple.
Photographiez la moto sous tous les angles avant le départ : carénage, rétroviseurs, pneus, échappement et compteur.
Nous éviterions également de laisser le passeport original comme garantie lorsque le loueur accepte une caution financière ou une autre solution.
Acheter puis revendre ?
C’est populaire chez certains backpackers, mais beaucoup moins simple juridiquement et administrativement qu’il n’y paraît : propriété, immatriculation, assurance, état mécanique et revente deviennent votre responsabilité.
Pour un séjour touristique, le gain potentiel justifie rarement les complications.
Quelle moto choisir ?
Une 110 ou 125 cm³ automatique peut suffire sur de nombreuses routes faciles, mais n’est pas nécessairement idéale pour tous les cols chargés de bagages.
Pour Ha Giang, un modèle semi-automatique ou manuel léger, en excellent état et avec de bons pneus, offre généralement davantage de contrôle.
La meilleure moto n’est pas la plus puissante.
C’est celle que vous savez réellement conduire.
Avant une longue boucle, vérifiez au minimum :
frein avant et arrière, pneus, pression, feux, clignotants, klaxon, rétroviseurs, chaîne, niveau d’huile et état des suspensions.
Sécurité : le Vietnam à moto n’est pas un road trip européen
Le gouvernement canadien qualifie actuellement la sécurité routière au Vietnam de mauvaise et souligne que les accidents mortels sont fréquents, notamment avec les motos. Il recommande d’éviter la moto ; France Diplomatie rappelle également le risque d’accidents routiers.
Cela ne signifie pas qu’un motard expérimenté doit renoncer.
Cela signifie qu’il faut adapter sa façon de rouler.
Les règles que nous appliquerions systématiquement
Ne roulez jamais de nuit sur une route de montagne.
Réduisez fortement votre vitesse avant les virages aveugles.
Supposez qu’un camion puisse couper le virage.
Évitez de suivre trop près.
Arrêtez-vous lorsque le brouillard ou la pluie deviennent importants.
Ne portez jamais d’écouteurs en roulant et ne manipulez pas votre téléphone : la réglementation sanctionne l’usage de dispositifs audio et du téléphone tenu en main pendant la conduite.
Et surtout : zéro alcool. France Diplomatie confirme un seuil de 0 mg/L.
Quel équipement emporter ?
Un casque « offert avec la location » n’est pas automatiquement un bon casque.
Pour un véritable road trip, nous privilégierions :
- casque de qualité correctement ajusté ;
- gants ;
- chaussures fermées montant sur la cheville si possible ;
- pantalon résistant ;
- veste ventilée avec protections ;
- vêtement imperméable ;
- lunettes ou visière ;
- housse étanche pour les bagages ;
- petite trousse de premiers secours ;
- batterie externe ;
- cartes téléchargées hors connexion.
Un poncho très ample est pratique à pied, mais moins adapté à moto s’il peut flotter près des roues ou de la transmission.
Ha Giang Loop : 4 jours minimum pour la plus belle aventure du Nord

Ha Giang est probablement l’itinéraire moto le plus spectaculaire du Vietnam.
Vietnam Tourism décrit officiellement cette province frontalière comme particulièrement adaptée au road trip sur deux roues et cite Ma Pi Leng comme le joyau de la route autour de Dong Van et Meo Vac.
Notre itinéraire de 4 jours
Jour 1 : Ha Giang → Quan Ba → Lung Tam → Yen Minh
Premiers cols, Porte du Ciel, villages et paysages karstiques.
Jour 2 : Yen Minh → Tham Ma → Lung Cu → Dong Van
Une journée culturelle et paysagère, sans chercher à accumuler les kilomètres.
Jour 3 : Dong Van → Ma Pi Leng → Meo Vac → Du Gia
C’est la journée la plus spectaculaire : canyon de Tu San, rivière Nho Que et route de Ma Pi Leng.
Jour 4 : Du Gia → Duong Thuong → Ha Giang
Retour par une route différente afin de conserver la sensation de boucle.
Cet itinéraire correspond également à la logique du circuit Ha Giang 4 jours déjà développé sur Aventure Vietnam.
Ha Giang est-il adapté aux débutants ?
Nous dirions non pour la conduite autonome.
L’Office national du tourisme lui-même qualifie cette expérience de risquée malgré son intérêt exceptionnel.
Un voyageur peu expérimenté bénéficie beaucoup plus de l’expérience en montant derrière un Easy Rider local : il profite du paysage au lieu de passer quatre jours à surveiller chaque virage.
Attention aux zones frontalières
Ha Giang est officiellement une province frontalière. Les autorités peuvent exiger une autorisation pour entrer dans certaines communes proches de la frontière. Le gouvernement canadien rappelle qu’une permission de la police provinciale peut être nécessaire dans certains villages ou secteurs frontaliers du Vietnam.
Évitez donc d’écrire qu’un unique « permis Ha Giang » couvre automatiquement toute la province : les exigences dépendent du secteur parcouru.
Hoi An – Hai Van – Hué : le meilleur premier itinéraire

Si vous voulez goûter à la moto au Vietnam sans commencer directement par Ha Giang, nous choisirions Hoi An–Hué par le col de Hai Van.
Aventure Vietnam propose officiellement ce parcours à moto : environ 150 km sur une journée complète, dont une vingtaine de kilomètres sur le col de Hai Van lui-même.
Les étapes
Hoi An → Montagnes de Marbre → Da Nang → baie de Da Nang → col de Hai Van → Lang Co → lagunes → Hué.
Prenez toute la journée.
Le but n’est pas de parcourir 150 km le plus vite possible.
C’est justement de s’arrêter.
Meilleure saison
Pour cette région, mars à mai constitue une excellente fenêtre. Vietnam Tourism situe la période plus ensoleillée de Hué de mars à août et celle de Hoi An de février à août.
À l’inverse, Hué connaît une saison humide tardive pouvant s’étendre de septembre à février, avec risque d’inondation surtout entre septembre et novembre.
En octobre ou novembre, ne franchissez pas le col simplement parce que votre hôtel suivant est déjà payé.
Vietnam du Nord au Sud à moto : 14 à 21 jours plutôt que 10
Le grand road trip fait rêver :
Hanoï → Ninh Binh → Phong Nha → Hué → Hai Van → Hoi An → Quy Nhon → Nha Trang → Da Lat → Mui Ne → Hô Chi Minh-Ville.
Mais nous déconseillons la version 10 jours.
Elle transforme rapidement un voyage en succession de longues étapes.
Notre durée idéale : 18 à 21 jours
Un rythme raisonnable pourrait être :
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Étape |
Nuits / temps conseillé |
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Hanoï |
1–2 |
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Ninh Binh |
2 |
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Route vers Phong Nha |
1–2 étapes |
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Phong Nha |
2 |
|
Hué |
2 |
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Hoi An |
2–3 |
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Quy Nhon |
1 |
|
Nha Trang |
1–2 |
|
Da Lat |
2 |
|
Mui Ne |
1 |
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Hô Chi Minh-Ville |
1–2 |
Phong Nha se situe suffisamment loin du Nord pour nécessiter une vraie stratégie : Vietnam Tourism indique par exemple environ neuf heures de bus depuis Hanoï, ce qui illustre bien les distances souvent sous-estimées au Vietnam.
À moto, 200 km ne signifient pas deux heures. Entre villages, trafic, pauses, routes de montagne et travaux, une distance apparemment modeste peut occuper une grande partie de la journée.
Quelle saison pour un road trip moto au Vietnam ?
Il n’existe pas de mois parfait du Nord au Sud, car les régimes climatiques diffèrent.
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Région |
Périodes généralement favorables |
Vigilance |
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Nord / Ha Giang |
Mars–avril, sept.–nov. |
Brouillard/froid hiver, fortes pluies été |
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Centre / Hai Van |
Mars–mai, début été |
Pluies et tempêtes automnales |
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Da Lat |
Nov.–mars plus sec |
Pluie surtout avril–octobre |
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Sud |
Déc.–avril |
Averses mai–novembre |
Vietnam Tourism présente mars à mai comme la meilleure fenêtre globale à l’échelle nationale, tout en soulignant les fortes différences régionales.
Pour un road trip complet, mars-avril offre donc l’un des meilleurs compromis.
Budget moto : combien prévoir ?
Le budget dépend surtout du niveau de moto et de confort.
Pour une petite moto ou un scooter courant, l’Office national du tourisme donne une base d’environ 150 000 à 300 000 VND/jour.
Pour un road trip, ajoutez ensuite :
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Poste |
Budget indicatif |
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Location moto standard |
150 000–300 000 VND/j et + |
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Moto trail / premium |
Souvent nettement plus |
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Carburant |
Faible poste sur petite cylindrée |
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Guesthouse / homestay |
env. 300 000–700 000 VND |
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Hôtel confortable |
env. 800 000–1 800 000 VND et + |
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Repas |
env. 150 000–400 000 VND/j selon style |
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Easy Rider |
À deviser selon moto, guide, repas/hébergement inclus |
Les prix des carburants varient régulièrement : Petrolimex venait encore de modifier ses tarifs le 27 août 2026. Mieux vaut donc éviter de figer dans un article evergreen un prix au litre qui deviendra faux quelques semaines plus tard.
Assurance : le point à vérifier avant même de réserver
Le véhicule doit avoir sa responsabilité civile obligatoire. La loi vietnamienne prévoit cette assurance parmi les documents applicables au véhicule, et des sanctions existent en cas d’absence de certificat valide.
Mais cela ne remplace absolument pas votre assurance voyage personnelle.
Demandez à votre assureur, par écrit :
« Suis-je couvert pour conduire au Vietnam une moto de X cm³ avec mon permis national et mon permis international ? »
Vérifiez aussi :
rapatriement, frais médicaux, dommages corporels et exclusions relatives aux activités considérées comme dangereuses.
Un assureur peut refuser une prise en charge si vous conduisiez sans permis correspondant au véhicule.
Quand choisir plutôt un Easy Rider ?
Nous recommandons cette formule si vous :
êtes peu expérimenté à moto ;
n’avez pas le permis adapté ;
êtes canadien et ne disposez pas d’une situation permettant de conduire légalement ;
souhaitez découvrir Ha Giang sans stress ;
voyagez en couple avec une seule personne habituée à conduire ;
ou voulez surtout photographier et observer les paysages.
Aventure Vietnam utilise déjà cette formule sur ses circuits Ha Giang–Cao Bang : le voyageur profite de la route derrière un pilote local expérimenté.
Cela reste une véritable aventure à moto — simplement sans avoir à piloter soi-même.
10 erreurs à éviter avant un road trip
- Louer une 150 cm³ parce que « tout le monde le fait » sans avoir le permis correspondant.
- Confondre permis international 1949 et IDP 1968.
- Croire que l’équivalence française permis B + 125 cm³ fonctionne automatiquement au Vietnam.
- Partir sur Ha Giang en étant débutant.
- Rouler de nuit pour rattraper le programme.
- Utiliser le casque basique du loueur sans vérifier son état.
- Ignorer l’assurance.
- Prévoir 300 km par jour pendant deux semaines.
- Rouler sous pluie intense ou brouillard pour respecter coûte que coûte un hôtel réservé.
- Construire son itinéraire autour des kilomètres plutôt que des expériences.
Le huitième point est particulièrement important.
Au Vietnam, 120 km de montagne peuvent offrir une journée beaucoup plus riche que 350 km de route nationale.
Conclusion : à moto, moins de kilomètres donnent souvent un meilleur voyage
Voyager au Vietnam en moto peut devenir l’une des expériences les plus fortes d’un séjour en Asie du Sud-Est.
Mais la liberté commence paradoxalement par quelques règles.
Vérifiez d’abord votre droit réel à conduire. Un permis de voiture n’est pas automatiquement un permis moto, un IDP n’est pas valable quelle que soit la convention, et la situation d’un voyageur canadien n’est pas identique à celle d’un Français, Belge, Suisse ou Luxembourgeois.
Choisissez ensuite votre expérience selon votre niveau.
Pour un motard confirmé, Ha Giang en quatre ou cinq jours peut être extraordinaire.
Pour une première expérience, Hoi An–Hai Van–Hué offre un magnifique compromis entre route, mer, montagnes et patrimoine.
Pour ceux qui rêvent de traverser le pays, prévoyez au moins deux semaines et idéalement trois, avec de vraies journées de repos.
Et si vous n’avez pas l’expérience, le permis ou simplement l’envie de gérer les virages, la circulation et les formalités ?
Montez derrière un Easy Rider.
Vous aurez toujours le vent, la route, les villages, les cols et les paysages.
Vous aurez simplement beaucoup plus de temps pour les regarder.
Au Vietnam, le plus beau road trip n’est pas celui où l’on roule le plus loin. C’est celui où l’on peut s’arrêter lorsqu’un paysage, un village ou une rencontre donne envie de rester un peu plus longtemps.
FAQ - Voyager au Vietnam en moto
Non. Il doit être accompagné du permis national correspondant au véhicule, et l’IDP doit relever du cadre reconnu par le Vietnam, notamment la Convention de Vienne de 1968.
Pas simplement grâce à l’équivalence française. L’ANTS précise que cette équivalence nationale n’est pas automatiquement reconnue à l’étranger et ne donne pas une catégorie A1 sur l’IDP.
Elle comporte routes de montagne, virages serrés, dénivelés, brouillard et trafic. Vietnam Tourism qualifie lui-même la conduite sur ces routes de risquée. Pour un débutant, un Easy Rider est préférable.
Nous recommandons 4 jours. Trois jours sont possibles mais plus soutenus ; cinq jours permettent davantage de villages et de pauses.
Pour combiner plusieurs régions, mars-avril constitue l’un des meilleurs compromis climatiques. Pour Ha Giang uniquement, septembre-novembre et mars-avril sont particulièrement intéressants.




