La culture vietnamienne

A travers leur histoire millénaire, les vietnamiens ont travaillé avec assiduité et combattu courageusement pour édifier et protéger le pays. De cette histoire héroïque est née une tradition de solidarité et une culture riche d’identités nationales. C’est cette tradition et cette culture qui ont donné au peuple vietnamien la force pour surmonter toutes les épreuves, vaincre les agresseurs étrangers, protéger leur patrie et réussir dans l’œuvre de renouveau.
Mais à l’heure de la mondialisation, le risque d’homogénéité culturelle est grand. Les vietnamiens en ont pris pleinement conscience et ont fortement adhéré au concept de la diversité culturelle.
De concert avec les efforts nationaux, Aventure Vietnam Travel souhaite vous faire découvrir certains aspects de cette Culture dont nous sommes fiers.

- Le Yin et Yang
- Comment utiliser les baguettes?
- Habits
- Grandes fete du Vietnam
- Litterature
- Arts de la scene
- Architecture vietnamienne
- Peinture et Sculture
- Artisanat tradiontionnel
Le Yin et Yang
Yin et Yang est la représentation de deux pôles de toutes choses, une dualité à la fois contraire et complémentaire.

Est de nature Yin tout ce qui est fluide, froid, humide, passif, sombre, intérieur, d’essence féminine comme le ciel, la lune, la nuit, l’eau, l’hiver. Est de nature Yang tout ce qui est solide, chaud, lumineux, actif, extérieur, d’essence masculine comme la terre, le soleil, le feu, l’été.
Le Yin et le Yang n’existent pas l’un sans l’autre, mais toujours l’un dans l’autre. Toute chose et tout être sont constitués d’une partie de Yin et d’une partie de Yang, qui se trouvent normalement en équilibre. Lorsque cet équilibre est perdu, la chose ou l’être est menacé.
Chaque ingrédient ayant sa nature, soit Yin (viande de canard, poissons, crustacés, courgette, chou pommé etc), soit Yang (gingembre, piment, poivre, viande de chien), la préparation des plats doit donc chercher à compenser et à combiner les ingrédients. L’équilibre intérieur du corps se trouve en effet menacé si l’on ne mange que des plats de nature Yin ou de nature Yang.

Ainsi, le gingembre est toujours présent dans les plats préparés à partir des ingrédients de nature Yin : le chou cuit à l’eau, fruits de mers, oeufs couvés. Le piment de saveur très piquante et de nature Yang est fréquemment utilisé dans les plats ayant le caractère froid, tempéré ou puant (fruits de mer, poissons cuits à la vapeur par exemple). La pastèque de caractère Yin est mangée avec du sel de nature Yang.
Le plat le plus typique des Vietnamiens reste la saumure de poisson. Dans la préparation de cette sauce nationale, on note la présence de 5 saveurs classées selon les 5 éléments du Yin et du Yang: salée, avec le jus de poisson (toujours poisson de mer), amère, avec le zeste du citron, acide, avec le jus du citron (ou du vinaigre), piquante, avec les piments pilés en poudre ou coupés en miettes et sucrée, avec du sucre en poudre. Ces cinq saveurs combinées et trouvées dans la sauce nationale des Vietnamiens correspondent respectivement aux 5 éléments définis dans la théorie de Yin et de Yang (Eau, Feu, Bois, Métal et Terre).
La nourriture des Vietnamiens est employée parfois comme un médicament efficace dans le but de remédier au dysfonctionnement provoqué par le déséquilibre du Yin et du Yang dans leur corps humain. Pour les Vietnamiens, le scénario rencontré dans la nature se retrouve à l’intérieur de leur corps. Lorsqu’un organe devient trop yin, cela entraîne un ralentissement du métabolisme physiologique (sensation de froid, ralentissement des battements cardiaques, de la digestion etc…). À l’inverse, s’il devient trop Yang, cela suscite une accélération du métabolisme physiologique (sensation de chaleur, accélération du coeur, hyperactivité physique et mentale etc…). Le bon équilibre du Yin et du Yang maintient la vie et assure une bonne santé. Pour retrouver cet équilibre, une personne dont la maladie est de caractère Yin (Âm) doit manger des plats ayant tendance à porter le caractère Yang (Dương).
Par contre une maladie de caractère Yang doit être combattue par des plats de caractère Yin. Pour les Vietnamiens, manger c’est se soigner. La constipation (une maladie de caractère Yang) ne trouve que sa guérison dans les plats de caractère Yin (compote liquide de doliques noirs ou verts, une sorte de dessert des Vietnamiens). Par contre, la diarrhée ou le mal au ventre de caractère Yin peut être combattue efficacement avec les plats assaisonnés (gingembre, galanga)
Comment uitiliser les baguettes?
Au Vietnam, que l’on soit recroquevillé sur ses talons sur un trottoir ou confortablement installé devant une table “chic”, on mange toujours avec des baguettes. Peut être n’en avez vous pas l’habitude mais essayez: c’est facile, vous verrez !

1. Placer les deux baguettes dans le creux formé par le pouce et l’index de la main droite ou de la main gauche pour les gauchers.
2. Fermer la main sans forcer de manière que les baguettes soient soutenues dans le haut par le pouce. Majeur, annulaire et auriculaire viennent automatiquement se placer autour des baguettes. L’auriculaire doit soutenir la baguette se trouvant vers le corps. Cette baguette est également soutenue par la partie inférieure du pouce, qui exerce une légère pression. La deuxième baguette repose légèrement sur le majeur. Elle est en plus maintenue par l’index et l’extrémité du pouce.
Seule la baguette du haut est mobile. En recourbant légèrement l’index, le majeur et le pouce, il est maintenant possible de saisir des petites bouchées comme vous le feriez avec une pince
HABITS
Presque tous les groupes ethniques vietnamiens possèdent leur propre costume symbole de leur ethnie. La plupart de ces costumes sont décorés par les ornements de couleurs vives et contrastées: noir – blanc, noir – rouge, vert – rouge ou vert – blanc. Leurs tissus ont souvent une origine naturelle comme ramie, soie, fibre d’ananas, coton, etc…, ce qui leur donne une belle apparence, les rend résistants, légers et donc convenables au climat tropical.
En ce qui concerne les habits quotidiens traditionnels, les hommes portaient un turban, une chemise brune, un pantalon blanc, des sabots ou des sandales. La tenue de cérémonie comprenait en plus un pardessus en tissu ou en gaze. Quant aux femmes, leurs costumes étaient plus sophistiqués et colorés: robe noire, bustier noué derrière le cou, robe à quatre pans, turban, ceinture de couleur verte claire Pendant les périodes de fête, elles portaient un costume constitué de trois parties: un vêtement rose pétale de lotus, porté sous un autre de couleur écrue et recouvert d’une robe à quatre pans de gaze brune ou noisette. Ces trois parties sont attachées entre elles par des agrafes sur le côté. De la poitrine au cou, les tissus sont superposés de manière à laisser apparaître les trois couleurs. Sous cet habit, on trouve encore un bustier rouge noué derrière le cou. Un chapeau plat à mentonnière garnie de cordons en soie apporte à ce costume élégance et discrétion. Vêtues de la sorte, les femmes vietnamiennes apparaissent pleines de charme et de douceur.
De nos jours, le costume traditionnel des Vietnamiens n’est plus le même. Les hommes portent des vêtements à l’occidentale. L’ao dai (longue robe), qui date de la période du seigneur Nguyen Phuc Khoat, a été adapté et perfectionné. C’est le costume préféré des Vietnamiennes pour les grandes occasions. La robe traditionnelle se présente aujourd’hui comme une tunique ajustée, dont les deux pans tombent à mi-mollet. Séduisant, l’ao dai couvre le corps tout en révélant subtilement la silhouette gracieuse. En outre, cette robe s’harmonise avec la gracilité des Vietnamiennes.
Actuellement, les échanges entre les cultures du monde se renforçant, les costumes vietnamiens sont de plus en plus diversifiés et correspondent mieux à la tendance internationale. Cette intégration est nettement marquée chez les jeunes en milieu urbain.


GRANDES FÊTES DU VIETNAM
Les festivités font partie de la culture folklorique typique de chaque région du Vietnam. Dans l’univers mental des Vietnamiens, les fêtes leur apportent la tranquillité et leur font oublier les soucis quotidiens tout en resserrant les liens et l’amour pour la nature et le pays. Comme le Vietnam est un pays agricole, la plupart des fêtes ont lieu pendant la période entre les deux récoltes – au printemps et en automne. Certaines de ces fêtes sont célébrées par tous et dans l’ensemble du pays telles que Tet Nguyen Dan (fête du premier matin de l’année), Ram Thang Bay (fête du 15 juillet selon le calendrier lunaire), Ram Thang Tam (fête de la mi-automne) et Fête du Temple des rois Hùng.
Tet Nguyen Dan (souvent fin janvier, début février): Le Tet est la plus grande fête de l’année pour les Vietnamiens. A cette occasion, tous les membres de la famille se réunissent pour goûter ensemble les plats traditionnels, rendre visite et adresser des voeux aux proches, aux amis et aux collègues. Selon la conception traditionnelle, le Tet met fin à l’année précédente et donc à la mauvaise fortune et on abordera la nouvelle année sous de bons augures. Le Réveillon est le moment le plus sacré où tous placent des offrandes de nourriture et brûlent des bâtonnets d’encens sur l’autel des ancêtres. A ce culte s’ajoutent bien d’autres coutumes pendant le Tet tels que xong dat (franchir le seuil d’une maison le jour de l’An), hai loc (cueillir des rameaux verts qui symbolisent l’espoir et la chance) et mung tuoi (faire des étrennes).
Fête du Temple Hùng (culte des rois Hùng): Cette fête se tient le 10 du 3e mois lunaire. Elle est célébrée aussi bien dans toutes les régions du Vietnam que dans plusieurs pays du monde où les ressortissants vietnamiens sont nombreux. Cette fête a lieu principalement dans la province de Phu Tho (capitale du premier Etat du Vietnam -Van Lang) où se trouve le temple dédié au culte des dix-huit rois de la dynastie Hùng. Les offrandes à trait rituel se composent de lampes, bâtonnets d’encens, alcool, bétel et noix d’arec, eau, banh trung (gâteaux traditionnels de riz gluant fourrés à la viande de porc) et banh day (gâteaux ronds de riz gluant). Ces dernières années, la Fête du Temple Hùng est considérée comme une fête nationale et donc, organisée solennellement (musique et tenue de cérémonie) avec la participation des dirigeants du Parti communiste et du gouvernement ainsi que les responsables de la province de Phu Tho.
Fête de Trùng Nguyên (le 15 juillet selon le calendrier lunaire): Selon la conception bouddhique, c’est le jour où les âmes des morts peuvent revenir sur terre pour recueillir les offrandes. La plupart des familles préparent des mets pour rendre un culte aux ancêtres et brûlent ensuite des papiers votifs pour les morts. En outre, d’autres offrandes (soupe de riz, grains de riz soufflés, galette soufflée, fruits frais, etc.) sont également préparées pour les âmes errantes. Après le culte, ces offrandes sont distribuées aux enfants, ce qui est censé porter chance.
Fête de la mi-automne (le 15 août selon le calendrier lunaire): Cette fête est organisée surtout pour les enfants. Aussi est-elle souvent célébrée dans les familles ayant de petits enfants. Le soir du quinze, les enfants attendent la pleine Lune avec un plateau plein de biscuits, de bonbons et de fruits frais en forme d’animaux. A cette occasion, les adultes achètent souvent des cadeaux aux enfants. L’ambiance de la fête est animée par les rires, les chants et les danses des enfants (cortège aux flambeaux, danse du Lion) dans l’éclairage de la lune, de lampions et de bougies de tout type.
LITTÉRATURE
La littérature du Vietnam qui possède ses propres caractéristiques, s’est développée très tôt. Le Vietnam étant composé de nombreuses ethnies, et chacune ayant sa propre littérature, la littérature vietnamienne a de multiples identités.
La littérature classique: Elle est composée de la littérature folklorique, de celle en caractères chinois et celle en caractères “Nom”. La littérature folklorique est issue des activités productives, de l’édification du pays et de la lutte pour le préserver depuis l’ère primitive; elle est transmise oralement d’une génération à l’autre sous différentes formes à savoir les contes, mythes, contes historiques, légendes, contes de fées, histoires égrillardes, fables, romans en vers, dictons, proverbes, devinettes, “vè” (paroles rimées)… La littérature en caractères chinois: Le caractère chinois a été importé au Vietnam dès le début de la première période de domination des dynasties septentrionales. Après la reconquête de l’indépendance nationale (en 938), les différentes dynasties féodales vietnamiennes, attachées à leur autonomie, ont encouragé la création littéraire et l’usage des idéogrammes. Nombre d’oeuvres sans égal écrites en idéogrammes chinois ont été conservées jusqu’aujourd’hui telles que “Bài thơ Thần”- Ly Thuong Kiet, “Hịch Tướng sỹ” (Appel des soldats au combat)- Tran Hung Dao, “Đại Việt sử ký” (Histoire de Dai Viet)- Le Van Huu. La littérature en caractères Nom: Le Nom est une écriture vietnamisée à partir des idéogrammes chinois. La littérature Nom est apparue dès le VIIIe siècle, elle a atteint son apogée au XVIIIe siècle et s’est développée jusqu’au XXe. Les grandes oeuvres encore connues de nos jours sont: “Bình Ngô Đại cáo” (Proclamation sur la pacification des Ngo), “Quốc Âm thi tập” (Recueil de poèmes en langue nationale) dont 254 poèmes de Nguyen Trai- Éminent Homme de Culture; “Hồng Đức Quốc Âm thi tập” (Recueil de poèmes en langue nationale sous le règne Hong Duc) du Roi Le Thanh Tong; “Bách Vân thi tập” (Recueil de poème de Bach Van) du lettré Nguyen Binh Khiem; “Chinh phụ ngâm” (Paroles d’une femme dont le mari est au combat)- Dang Tran Con; ou les vers plein d’aspiration à l’égalité homme-femme dans la société féodale de la poétesse Ho Xuan Huong- la reine des poèmes en idéogrammes Nom… L’apogée de la littérature de cette période est “Truyện Kiều” (Histoire de Kieu) du grand poète Nguyen Du. De nombreuses oeuvres historiques écrites en caractères Nom sont également apparues, notamment “Đại Việt sử ký toàn thư” (Histoire complète de Dai Viet) – les historiens de la dynastie Lê (Phan Phu Tien, Ngo Si Lien, Vu Quynh) “Lê Triều thông sử” (Histoire de la Cour de Le) – Le Quy Don.
Littérature moderne: La naissance de l’alphabet viet (Quoc ngu) a été la base de la nouvelle littérature, la littérature moderne, les premières oeuvres, marquant le début de la littérature en alphabet viet étant des romans: “Ai làm được” (Qui peut le faire) “Ngọn cỏ gió đùa” (Le vent amuse l’herbe) – Ho Bieu Chanh, “Tố Tâm” – Hoang Ngoc Phach, “Dưa đỏ” (La pastèque) – Nguyen Trong Thuat, Recueil des histoires folkloriques – Truong Vinh Ky… La littérature moderne a connu un fort développement avec l’apparition d’une série de romans en prose et de poèmes écrits en alphabet viet par des grands écrivains et poètes: Tan Da, The Lu, Ngo Tat To, Nguyen Cong Hoan, Nguyen Hong, Xuan Dieu, Huy Can, Luu Trong Lu, Nam Cao,… De 1954 à 1975, les oeuvres des auteurs vivant à cette période manifestaient l’aspiration à la paix, à l’indépendance, appellant le peuple à se lever en faveur de la lutte pour l’indépendance nationale, pour la réunification du pays.
Depuis la réunification du pays, conformément à la ligne “construire une culture moderne, riche en identité nationale”, les artistes vietnamiens, par leur approche de plus en plus approfondie, abordent différentes facettes de la vie sociale, luttent contre les faits négatifs et appellent à construire un pays selon le mot d’ordre “un peuple prospère, une nation puissante, une société équitable, démocratique et avancée”. La littérature vietnamienne, forte de ses 1000 écrivains et poètes, se développe sous toutes ses formes: oeuvres écrites, proses, critiques…, contribuant ainsi pour une grande part au développement de la culture vietnamienne.
ARTS DE LA SCÈNE

Les arts de la scène: se composent de nombreuses écoles: chèo, tuồng, théâtre rénové, marionnettes sur l’eau, musique et danses impériales, chant Quan họ, chầu văn, ca trù, hát then, lý Nam bộ… Les écoles les plus représentées sont le chèo, le théâtre rénové, les marionnettes sur l’eau, le lý Nam bộ et le Nhã nhạc (musique de la Cour). Voici quelques généralités de ces arts scéniques:
La musique et les danses impériales: La musique et les danses impériales ont connu un fort développement sous le règne du roi Le Thai Tong sous plusieurs formes de musique et de danse très diversifiées, à savoir Trung cung chỉ nhạc, Yến nhạc, Nhã nhạc, Đại nhạc, Văn vũ, Võ vũ… Sous la dynastie des Nguyen, la musique et les danses impériales ont atteint leur apogée avec les airs de Bát Dật présentés dans la célébration du Ciel pratiquée par les rois de la dynastie de Nguyen à Dan Nam Giao, Múa quạt (danse des éventails), Tam tinh chúc thọ, Bát tiên hiến, Lục triệt hoa mã đăng, Lục cúng hoa đăng lors des grandes cérémonies rituelles de la Cours féodale. Nombreuses d’entre elles ont été conservées et développées jusqu’à nos jours. En 2003, la musique de cour de Hue (Nhã nhạc cung đình Huế) a été reconnue comme Patrimoine culturel immatériel du monde par l’UNESCO.
Marionnettes sur l’eau: Cet art vietnamien est un genre théâtral traditionnel très apprécié du monde entier. Il est apparu sous la dynastie des Ly (1009-1225). Une pièce de marionnettes sur l’eau se compose de nombreux personnages. Chaque marionnette est une oeuvre sculpturale folklorique, représentant des traits physiques et caractéristiques typiquement différents les uns des autres. Les marionnettes sont fabriquées en bois, recouvertes à l’extérieur d’une matière imperméable. Le personnage caractéristique des marionnettes sur l’eau est “Chu Teu” avec des traits bien arrondis et un sourire optimiste permanent. Les artistes de ce genre de théâtre doivent se mettre dans l’eau, derrière le rideau pour manipuler les perches, les ficelles, et les poulies des marionnettes. La musique qui accompagne le spectacle comprend des percussions, des clochettes en bois, des claquettes, …
Chèo (opéra traditionnel): Issu de la musique et de la danse folklorique, le chèo est le genre de théâtre traditionnel le plus remarquable du Vietnam. Il était au début très répandu dans les villages, et est devenu au fur et à mesure un genre d’opéra populaire exceptionnel du delta du Nord. L’opéra populaire chèo comprend la danse, le chant, la musique et les textes qui reprennent des anecdotes historiques ou sociales. La narration d’une pièce de chèo abonde d’expressions lyriques provenant des “ca dao” (chansons populaires), “tuc ngu” (dictons), et illustre l’optimisme humain à travers des expressions humoristiques, ironiques et intelligentes; l’humanisme se traduit nettement dans ce théâtre, reflétant l’aspiration au bonheur, à une société solidaire, à la protection humaine, à la victoire du bien sur le mal. Les personnages dans le chèo sont de caractère symbolique, conventionnel et leur mentalité n’évolue pas du début à la fin de la pièce. Ce patrimoine du théâtre populaire traditionnel qui connait toujours un engouement chez différentes générations de public se compose de Quan Âm Thị Kính, Chu Mãi Thần, Kim Nhan…
Le Cải lương (théâtre rénové): est un genre de théâtre mêlant des chants au théâtre parlé, apparu au début du XXe siècle. L’origine du “cải lương” est l’ensemble des airs populaires, de la “musique jouée par les amateurs” dans l’ouest de la région méridionale. Le “Cải lương” reprend également des éléments scéniques et de la musique du théâtre “tuồng”. Ressemblant à d’autres théâtres traditionnels du Vietnam, le “cải lương” comprend la danse, le chant, la musique. Les instruments essentiels dans ce théâtre sont la guitare et la cithare “lune”. Les meilleures pièces sont: Lục Vân Tiên, Lưu Bình – Dương Lễ, Đời cô Lựu (la vie de Mlle. Luu), Tô Ánh Nguyệt và Mộng Hoa Vương, Nửa đời hương phấn (La moitié d’une vie de beauté), Chim Việt cành Nam (Oiseau Viet, branche Nam), Thái Hậu Dương Vân Nga (la Reine- mère Duong Van Nga)…
Les Hat Quan ho (chants Quan ho-Bac Ninh): Ils sont issus des chants alternés de filles et de garçons pratiqués depuis les temps lointains. Le chant Quan ho se pratique essentiellement dans chaque village, une fois par an à l’occasion de la fête du village. Il traduit l’amitié entre filles et garçons et le jumelage des deux villages. On chante le Quan ho toujours en duo, selon un ordre établi à la fois sur le sujet et sur les airs et selon un principe de symétrie de parole et de ton. On observe jusqu’à nos jours près de 180 airs de Quan ho conservés et comportant des paroles lyriques, belles, à expressions populaires, imagées et à techniques particulières. Tout cela confère aux chants Quan ho une beauté et une attraction exceptionnelle.
ARCHITECTURE VIETNAMIENNE

Architecture folklorique: Elle comprend l’architecture en bois, en briques et pierres, et en bambous qui est la plus répandue dans tout le pays. Alors que l’architecture en bambous est représentée le plus souvent dans les maisons des paysans dans de nombreuses campagnes du Vietnam, on rencontre principalement l’architecture en bois dans des pagodes, des maisons communales, et des maisons de gens riches dans tout le pays. On peut citer le nom des pagodes Một Cột (Pilier unique), Dâu, Bối Khê, Thái Lạc, Keo, Bút Tháp, Tây Phương, đình (maison communale) Ðình Bảng, ainsi que des anciennes maisons dans des grandes villes comme Hanoi, Hoi An, Hue… L’Architecture en briques et en pierres: les plus remarquables éléments encore conservés jusqu’à nos jours sont des tours de pagode (Hòa Phong, Phổ Minh, Thiên Mụ…), des portes de citadelles (nhà Hồ, Hà Nội…), des murailles, les trois entrées des pagodes et des temples (trois entrées de Van Miếu, Trấn Vũ, porte Hiền Nhân), la Tour du Drapeau de Hanoi, la porte du Midi (Ngọ Môn- Huế). Il en reste également une partie considérable dans des temples construits par les Cham (souvent appelés “tours Cham”) qui sont éparpillés dans les différentes provinces de Quang Nam à Binh Thuan, dont les plus connus sont concentrés au site de My Son.
Architecture importée: Depuis le 19e siècle, l’architecture du Vietnam connaît une transformation, une assimilation de deux écoles architecturales : celle d’Europe et d’Amérique du Nord et celle traditionnelle d’Asie orientale. Des rues construites en forme d’échiquier à Hanoi, Sai Gon, Hai Phong s’avéraient pratiques pour la circulation. Plusieurs bâtiments ont été construits selon l’architecture classique européenne tels que: le Palais présidentiel, la Cour suprême, l’Opéra de Hanoi, la Banque du commerce extérieure, la Mairie de Saigon, la Poste centrale de Saigon, et quelques villas… De nouveaux traits qui apparaissaient à cette époque dans l’architecture sont des églises catholiques à Saigon, Hanoi, Hue et dans des régions catholiques. Une chose très intéressante est que dans ces ouvrages architecturaux typiquement européens, mais construits au Vietnam, on reconnaît l’allure des pagodes et des motifs architecturaux traditionnels du Vietnam; l’église Phat Diem en est un bon exemple.
1954-1975: dans le Nord, plusieurs constructions ont suivi le modèle sovietique telles que les locaux du Ministère de la Construction et du Ministère de l’Industrie, en particulier le Mausolée Ho Chi Minh; au Sud, des bâtiments ont été construits selon l’architecture américaine: l’Hotel Palace, la Bibliothèque Nationale (aujourd’hui Bibliothèque des Sciences Générales de Ho Chi Minh Ville), le Palais de l’Indépendance…
Architecture de la période du Renouveau: Les grandes constructions modernes ont chacune une architecture différente, les hôtels, les buildings des bureaux à louer (Horison, Hanoi Tower, Sofitel Plaza, Omni, New World…). L’architecture d’aujourd’hui au Vietnam, comme dans d’autres pays, comprend 4 volets: design intérieur, design architectural, aménagement urbain, environnement et aménagement territorial.
PEINTURE ET SCULPTURE
Peinture folklorique: Elle se compose de deux branches, dessins de la fête du Têt et dessins votifs. La peinture folklorique est étroitement liée à la pratique du culte des ancêtres et des génies. Les estampes sont le plus souvent pratiquées pour répondre à une demande de grande quantité. La peinture folklorique a été très développée au 16e siècle et a aussi connu un essor stable aux 18e et 19e siècle. On peut distinguer les différentes “écoles” de peinture les unes des autres grâce au style, aux techniques d’imprimerie et aux matériaux.
La peinture folklorique a actuellement presque disparu. Parmi les “écoles” encore conservées, la peinture de Dong Ho se développe et se vend toujours au Japon, en France et aux Etats-Unis… Dong Ho est un petit village situé sur la rive sud de la rivière Duong, province de Bac Ninh. La peinture Dong Ho est connue pour ses originalités dans les techniques (dessin, estampe, papier, mélange de couleur, imprimerie) ainsi que par ses valeurs esthétiques (les couleurs sont produites des matières naturelles, le papier do est fait à la main).
La peinture contemporaine: La fondation de l’École de Beaux-Arts de l’Indochine en 1924 a marqué un tournant important dans le développement des arts plastiques contemporains du Vietnam. La première génération des peintres formés à l’École a été bien connue du monde entier avec les tableaux: Les Rues anciennes de Hanoi – Bui Xuan Phai, le Jeu des cases (peinture sur soie) – Nguyen Phan Chanh, La petite Thuy – Tran Van Can, ou Jeune fille au lys – To Ngoc Van, Au lac Ho Guom (peinture laquée) – Nguyen Gia Tri, Adieu à l’étudiant partant aux concours (peinture laquée) – To Ngoc Van. Il s’agit là des chefs d’oeuvre uniques dans le patrimoine culturel du Vietnam. Les artistes d’aujourd’hui, prenant la relève de leurs frères et de leurs pères, s’emploient à assimiler la quintessence de l’art du monde tout en cherchant de nouvelles pistes de représentation pour la peinture vietnamienne telles que peinture à l’huile, peinture sur laque, peinture sur soie… Les artistes connus par leurs oeuvres contribuent ainsi à diversifier le patrimoine de l’art contemporain du Vietnam. Parmi eux on peut citer Luu Cong Nhan, Pham Cong Thanh, Nguyen Thu, Dang Xuan Hoa, Thanh Chuong…

Sculpture ancienne: Dans le patrimoine artistique traditionnel, la sculpture connaît un développement continu. Elle brosse le portrait général du Vietnamien de chaque région et de chaque période, qu’il soit sous forme d’un saint ou d’un homme ordinaire. La sculpture ancienne est très variée mais comprend celle de la préhistoire (les images gravées sur pierre, dans les grottes, sur les tambours de bronze, sur les objets de famille…), celle des royaumes Phu Nam et Chan Lap dans les régions méridionales, celle de Champa au centre des régions méridionales, celle de Dai Viet dans les régions septentrionales, celle des maisons funéraires dans les hauts plateaux du Centre. Malgré des années de guerre, dans beaucoup d’endroits du Vietnam, on peut toujours conserver des statues de Bouddha et des sculptures dans des maisons communales ou des pagodes.
ARTISANAT TRADITIONNEL
L’artisanat traditionnel du Vietnam est connu pour sa longue histoire et une variété exceptionnelle de produits appréciés aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Des produits céramiques, laqués, en soie ou en bambou sont présents dans nombre de pays et sont très appréciés. Certains métiers sont toujours conservés et transmis jusqu’à nos jours, ils génèrent beaucoup d’emplois et de revenus, contribuant ainsi aux exportations, à savoir le métier de la poterie, le tissage de la soie, la fabrication de la laque, des produits en bambou, du chapeau conique, la fonderie de bronze, la fabrication des produits en bois…
De tous ces métiers, les arts céramiques sont le métier le plus développé. Leur gamme de produits variée satisfait à la fois aux besoins quotidiens ou industriels. Au Vietnam, ce métier se pratique dans beaucoup de provinces: Bac Giang, Bac Ninh, Quang Ninh, Dong Nai, Dong Thap et Bat Trang de Ha Noi, la céramique Cham. Le tissage de La soie est apparu depuis très tôt dans tout le pays mais on n’a pu conserver et développer ce métier que dans les régions de Van Phuc (Ha Dong), Phuong Tanh- Truc Ninh (Nam Dinh). Depuis le XVe siècle, la soie vietnamienne s’est exportée vers beaucoup de pays dans le monde entier y est très connue. La vannerie: avec une histoire plus que millénaire, ce métier a pu se développer grâce à l’abondance des matériaux dans toutes les régions du pays. L’habileté des artisans vietnamiens a permis de créer beaucoup de modèles et de produits élégants et attractifs: des tables et chaises, des armoires, des lits,… Des provinces connues pour ce métier sont Ha Tay et Thanh Hoa
Les croyances et religions au Vietnam

La vie spirituelle des vietnamiens, hier comme aujourd’hui, est façonnée par l’influence croisée de plusieurs croyances et religions : culte des ancêtres, bouddhisme, confucianisme, taoïste, christianisme, islam.
Au lendemain d’une domination chinoise de plus de mille ans (179 AC – 938 AD), les premières dynasties nationales (10ème- 14ème siècle) ont favorisé l’épanouissement du bouddhisme, tout en jetant les bases d’une éducation nationale axée sur le confucianisme. C’est à partir du 15ème siècle que ce dernier a pu, grâce aux profonds bouleversements agraires et sociaux, l’emporter sur le bouddhisme jusqu’à lors considéré comme religion nationale et marquer de son empreinte la société médiévale. Les rivalités interreligieuses étaient plutôt provisoires; le lettré confucéen, qui pratiquait bien évidemment le culte des ancêtres, était plus ou moins taoïste et bouddhiste ; le peuple mélangeait ces différents cultes. La Cour, elle, n’hésitait pas à organiser des examens spéciaux traitant des trois religions fondamentales.
Si le christianisme importé de l’Occident à partir du 18ème siècle n’a pas réussi à s’implanter au Vietnam comme religion nationale, c’est parce qu’il lui manque la tolérance des trois religions fondamentales. Elle supprimait toutes les divinités païennes, et interdisait le culte des ancêtres si cher au coeur de la population.
Mais le christianisme n’est pas pour autant refusé, bien au contraire. Dans ce pays ravagé pendant des siècles par les guerres, on assiste à une véritable coexistence pacifique des religions qui ne se nient pas mais qui se complètent.
Le Culte des ancêtres :
Le culte des ancêtres, appelé aussi tho cung to tien, est pratiqué par la majorité des Vietnamiens, qui pensent que l’âme des défunts, même après plusieurs generations, rester présente au milieu de ses descendants sur terre. Les morts et les vivants continuent de communier spirituellement.
Dans chaque foyer frône solennellement l’autel des ancêtres.
Les plus grande manifestations religieuses ont lieu lors du Têt, c’est-à-dire le Nouvel An lunaire. Les familles se recueillent alors sur les tombes de leurs défunts, font brûler de l’encens et deposent des offrandes sur l’autel des ancêtres. Les autres manifestations du tho cung to tien s’échelonnent tout au long de l’année. La fếte des morts (thanh minh) a lieu le troisième jour du troisième mois lunaire. Les gens profitent du temps doux et du décor printanier pour se recueillir sur la tombe de leurs ancêtres. Le cinquième jour du cinqième mois lunaire marque la fin des récoltes.
Le quizième jour du septième mois lunaire est le jour des “âmes errantes”. Les gens lâchent alors des oiseaux dans le ciel et des poissons dans les cours d’eau pour rendre hommage aux âmes soli-taires. Les coutumes et pratiques du culte des ancêtres varient également d’une région à l’autre
Le bouddhisme au Vietnam :
Les trois principales doctrines du Vietnam sont le bouddhisme, le confucianisme et le taoïsme, for-mant le Tam Giao, les trois religions traditionnelles.
Introduit au Vietnam IIe siècle, le bouddhisme atteignit son apogée et fut adopté comme l’idéolo-gie officielle au temps des Ly ( XIe siècle). Le bouddhisme s’est largement répandu parmi la population et a exercé une profonde influence sur la vie sociale, laissant de nombreuses empreintes dans le domaine culture et architectural. Beaucoup de pagodes et de tours datent de cette période. À la fin du XIVe siècle, le bouddhisme s’est, dans une certaine mesure, estompé mais ses doctrines exercent encore une influence durable sur la vie sociale et les activités quotidi-ennes. À l’heure actuelle, 70% de la population vietnamienne est bouddhiste ou influencée par les pratiques bouddhistes.
Le Confucianisme au Vietnam :
Le confucianisme est parti de Chine pour se propager au Vietnam au début de la domination chinoise. C’eat une doctrine morale selon laquelle les gens ont une part de responsabilité dans leur destin, doivent s’aimer les une les autres, et ne doivent pas songer à l’abstraction de l’au-delà. Le moyen d’échapper à la malchance et au mal-heur est donc de créer une société stable et har-monieuse, organisée comme une famille dont tous les membres seraient très unis.
La plupart des dynasties féodales s’en remet-taient au confucianisme. Sous les Ly, on a con-struit le Temple de la Littérature (en 1070), et le Collège Impérial (Quoc Tu Giam), en 1076. D’ailleurs, la même année eut lieu le premier exa-men de letters. À partir, du XVe siècle, les candi-dats reçus à ces concours mandarinaux, occu-paient les plus hautes functions, ce qui attirait de plus en plus d’étudiants. Sous l’influence du con-fucianisme, les société féodales ont accordé une place privilégiée à l’éducation, à la recherche de talents et à la compilation d’ouvrages. C’est héritage est encore très vivant de nos jours.
Le taoïsme au Vietnam :
Le taoïsme est une philosophie fondée par le Chinois Lao Tseu, contemporain de Confucius. Les idée et la doctrine de sa religion sont expliquées dans son livre intitulé Dao Duc Kinh (Le livre de la Moralité). L’idée centrale de cette sagesse philosophique est de vivre purement et simplement. Elle repose sur l’harmonie entre l’homme, la nature et l’ordre universel.
Au fil du temps , le taoïsme s’est enrichi de mys-tères et de superstition liés à la sorcellerie et à des pratiques magiques visant à percer les secrets de l’Univers. Ces croyances ont une grande influence au Vietnam. Pour les classes intellectuelles et religieuses, le taoïsme a donné naissance à l’oisiveté, à la libre pensée, et au pessimisme. En ce qui concerne les classes pop-ulaires, il a surtout donné naissance à des suprt-stitions comme les conjurations, les prophéties et la sorcellerie.
Dans la plupart des cas, les génies du taoïsme sont vénérés dans les mêmes sanctuaires, ou sur les même autels, que les autres génies du Vietnam. Le taoïsme a exercé une grande influence sur la formation de différentes religions au Vietbam.
Population et Langue du Vietnam

En terme de population, le Vietnam, avec plus de 86 millions d’habitants ( en 2007) se situe à la 13è place mondiale, 25% des Vietnamiens habitent en ville et 75% à la campagne. La croissance démographique annuelle est de 1,18%. Ho Chi Minh-ville (5 millions d’habitants) et la capitale de Hanoï (3,5 millions d’habitants) sont les deux villes les plus peuplées du pays. La plupart des villes ont tendance à s’urbaniser à grande vitesse; la population de ces zones s’accroîtra donc rapidement.
La population vietnamienne se caractérise par sa jeunesse, avec 52 millions d’actifs. Toutefois, le nombre de personnes âgées (plus de 60 ans – estimé à 6,3 millions personnes, soit 7,5% de la population) semble augmenter en raison de l’amélioration de la qualité de vie et des soins médicaux. L’espérance de vie moyenne des Vietnamiens est de 72 ans (en 2005).
ETHNIES
Le Vietnam est un pays composé de 54 ethnies qui cohabitent harmonieusement. Les Kinh représentent 86% de la population.Chaque ethnie possède se proper langue, sa proper cul-ture, faisant partie intégrante de la culture viet-namienne, riche en genres et en couleurs. Cependant, on peut classer les ethnies vietnami-ennes selon 8 groupes principaux.
Le groupe Viet-Muong comprend 4 ethnies: Kinh, Chut, Muong et Tho.
Le groupe Tay-Thai comprend 8 ethnies: Bo Y, Giay, Lao, Lu, Nung, San Chay, Tay, et Thai.
Le groupe Mon-Khmer comprend 21 ethnies: Ba Na, Brau, Bru-Van Kieu, Cho-ro, Co, Co-ho, Co-Tu, Gie-trieng, Hre, Khang, Khmer, Kho-mu,Ma, Mang, M’Nong, O-du, Ro-mam, Ta-Oi, Xinh-mun, Xo-Đang et Xtieng.
Le groupe Mong-Dao comprend 3 ethnies: Dao, Mong, et Pa Then.
Le groupr Kadai comprend 4 ethnies: Co Lao, L-Chi, La Ha et Pu Peo.
Le groupe Malayo-Polynésien comprend 5 eth-nies: Cham, Chu-ru, E-Đe, Gia-rai, et Ra-Giai.
Le groupe Han comprend 3 ethnies: Hoa, Ngai, et San Diu.
Le groupe tibéto-birman comprend 6 ethnies: Cong, Ha Nhi, La Hu, Lo Lo, Phu La, Si La.
Parmi les 54 autres ethnies, certaines comptent jusqu’à un million de personnes telles que les ethnies: Tay, Nung, Thai, Muong, Khmer tandis que d’autres comptent seulement une centaine de personnes telles que les O Du et les Brau. Les Kinh sont présents sur tout le territoire, mais se concentrent principalement dans les deltas et les bassins des fleuves. Ils sont dépositaires de la civilisation de la riziculture irriguée. La plupart des autres ethnies occupent les régions montagneuses et moyennes, du Nord au Sud; et habitent pour la majorité des cas l’une à côté de l’autre. La communauté des ethnies minoritaires au Nord du Vietnam et au Nord du Centre en est un exemple concret.
Le niveau de développement entre ethnies minoritaires reste très différent. En effet, dans les régions moyennes et montagneuses du Nord, les habitants de basse altitude comme les Muong, les Thai, les Tay et les Nung vivent principalement de la riziculture irriguée, des cultures sur brûlis et de l’élevage d’animaux domestiques et des volailles. Ils pratiquent aussi la cueillette, la chasse et exercent des métiers artisanaux assez développés. Les ethnies minoritaires au Sud mènent une vie plutôt isolée. Outre les Cham, les Hoa et les Khmer habitant dans des régions côtières du Centre au niveau de développement plus élevé, la plupart des ethnies des Hauts Plateaux vivent en villages (buôn, làng), dépendent encore de la nature, et connaissent une économie d’autarcie. Chaque ethnie possède une culture particulière et originale. Elles se différencient aussi par leurs croyances et leurs religions.
Le Gouvernement du Vietnam met en oeuvre une politique des ethnies d’égalité, de solidarité et d’entraide entre les ethnies. En fait, toutes les ethnies sont égales dans l’exercice de leur droit au développement. Le Gouvernement vietnamien accorde une priorité au développement socio-économique des régions montagneuses et peuplées des minorités ethniques. Dans l’immédiat, l’importance est ainsi attachée au développement des infrastructures et du réseau de communication, à la lutte contre la pauvreté, à la combinaison de l’exploitation efficace des potentialités et des atouts de chaque région et la protection durable de l’environnement écologique et enfin à la préservation et à la mise en valeur des identités culturelles traditionnelles des ethnies.
LANGUES
Les 54 ethnies vivant sur le territoire vietnamien disposent d’une langue et d’une identité culturelle spécifiques. D’entre elles 24 ont leur propre écriture. Il s’agit des Thai, Mong, Tay, Nung, Khmer, Gia Rai, Ede, Hoa, Cham,… De plus, l’écriture de 8 d’entre elles, comme celle des Thai, Hoa, Khmer, Cham, Ede, Tay – Nung, Co ho et Lao est utilisée dans leurs écoles.
Au fil du temps, le vietnamien a été choisi comme langue véhiculaire commune des ethnies. Dans le système éducatif, de l’école maternelle jusqu’à l’université, le vietnamien est à la fois la langue officielle, le moyen de transmission des connaissances et le moyen de communication et de gestion de l’Etat vis-à-vis de toutes les ethnies vivant sur le territoire.
L’écriture vietnamienne d’aujourd’hui a été créée au XVIIè siècle, lorsqu’un groupe de missionnaires européens à leur tête le père Alexandre de Rhodes a élaboré une écriture fondée sur les caractères latins. Puis, l’écriture vietnamienne s’est développée, perfectionnée et est devenue l’écriture officielle du Vietnam dès le début du XXè siècle. Après l’indépendance, le Gouvernement vietnamien a utilisé le vietnamien et cette écriture dans tous les domaines de la vie quotidienne au Vietnam.
Régime politique – organisation administrative et judiciaire du Vietnam

Le Vietnam est une République socialiste dont le régime politique est défini par la Constitution de 1992, amendée en 2001. L’article 4 de ce texte affirme que “Le Parti communiste du Vietnam, (…..), est la seule force qui dirige l’Etat et la société”.
L’assemblée Nationale comprend 490 membres élus pour 5 ans au suffrage universel. Elle élit le Président de l’Etat et, sur proposition de ce dernier, le Premier Ministre, dont les mandats sont de 4 ans renouvelables.
Le Congrès du Parti communiste vietnamien (dont le nombre des membres atteint plus de 3 millions de personnes à travers le pays) est organisé tous les 5 ans. Il élit 160 membres au Comité central et 14 personnes au Bureau politique. Ce Bureau politique est l’organe suprême du Parti ; il rassemble, entre autres, le Secrétaire général du Parti, le Président de l’Etat, le Président de l’Assemblée Nationale, le Premier Ministre, le Ministre de la défense.
Bien qu’elles ne soient pas classées dans la hiérarchie des normes, les résolutions adoptées par le Bureau politique s’imposent aux pouvoirs législatif et réglementaire. Ces résolutions fixent les orientations générales à suivre dans tous les domaines, auxquelles sont soumises toutes les mesures gouvernementales et législatives. L’assemblée nationale, critiquée pour ne faire que voter ce qui est préalablement décidé par le Parti, s’efforce ces derniers temps de prendre plus d’autonomie.
Le Comité central du Parti détient également des pouvoirs considérables. On ne peut pas devenir Ministre ou Président d’un comité populaire de province, par exemple, sans être élu préalablement membre du Comité central.
Sur le plan administratif, le pays est actuellement divisé en 60 provinces et 4 villes relevant directement du pouvoir central (à savoir Hanoi, Haiphong, Da-Nang et Ho Chi Minh ville). Chaque province est divisée en plusieurs districts, lesquels sont décomposés en communes. A chaque niveau administratif se trouve un Conseil populaire, élu directement par la population. Ce Conseil élit à son tour un Comité populaire, véritable organe exécutif local, secondé dans son travail par autant de services techniques qu’il en existe de ministères au niveau central. Ainsi, chaque comité populaire est placé à la fois sous l’autorité du Gouvernement et sous celle, moins technique, d’un conseil populaire.
Les efforts de déconcentration (et jamais de décentralisation) entamés depuis une dizaine d’années tentent de donner aux collectivités locales plus d’autonomie dans leurs actions.
Système Judiciaire :
Les juridictions modernes au Vietnam sont instituées par une loi de 1960, amendée à deux reprises en 1982 et en 2002. Elles sont organisées à trois niveaux : la Cour populaire suprême, les tribunaux populaires de province et les tribunaux populaires de districts. Les principes généraux qui les régissent sont, parmi d’autres : double degré de juridiction, indépendance du juge qui n’est soumis qu’à la loi, égalité de tous devant la loi, garantie des droits de la défense, audience publique. Il n’existe pas au Vietnam de Cour constitutionnelle.
Le tribunal de district est la juridiction de première instance. Le tribunal de province représente principalement le juge d’appel des décisions rendues par le tribunal de district, tout en étant lui-même juge de première instance pour certaines affaires (ce qui le rapproche donc du Tribunal de Grande Instance en France). La Cour populaire suprême est avant tout une Cour de cassation, mais elle joue en même temps le rôle de juge d’appel des décisions de première instance rendues par les tribunaux de province.
Les magistrats sont recrutés sur concours, essentiellement parmi les greffiers ayant au moins 5 ans d’expérience (concours internes) et plus récemment parmi les jeunes diplômés des facultés de droit (concours externes). Ils doivent suivre une formation professionnelle dans une école spécifique (Académie judiciaire) avant d’être nommés aux fonctions de magistrat pour un mandat de 5 ans renouvelable, sur proposition d’un Conseil de sélection qui compte, parmi ses membres, un seul magistrat.
Pour plus d’informations : voir www.maisondudroit.org.
Rapide apperçu de l’histoire du Vietnam

L’histoire du Vietnam est jalonnée de conflits qui ont forgé son identité nationale. Aujourd’hui, le Vietnam est en paix et tourné vers son développement. Le patriotisme d’hier s’est aujourd’hui transformé en volonté de coopérations et d’échanges sous toutes formes, notamment avec les pays francophones car favorisés par une longue histoire commune ainsi que par des liens d’affection particuliers.
Repères
Du Royaume Van Lang au Nam Viet (plus de 200 av. – 111 av. JC).
Les mythiques rois Hung régnaient sur le pays Van Lang qui devenait Au Lac sous les Thuc puis Nam Viet sous les Trieu. Ce fut la civilisation de Dong Son avec les célèbres tambours de bronze aux techniques assez avancées. Le Nam Viet fut envahi par les Han (Chinois) en 111 av. JC.
Féodaux chinois et résistances Viets (111 av.JC. – 938 ap. JC.)
Les Han et leurs successeurs imposaient aux Viets coutumes et moeurs chinoises avec succès inégaux et à certains égards assez vains. Dominations subies et soulèvements réprimés s’alternèrent pendant 1000 ans tout de même. En 938 ap JC. , la révolte conduite par Ngo Quyen aboutit à la fondation d’un état indépendant.
Les dynasties Nationales (939 ap.JC. – 1858 ap JC.)
Identité nationale confortée, victoire sur les Chinois et contradictions internes.
Ngo Quyen fonde un état indépendant (Dynastie des Ngo). La fin du règne des Ngo est marquée par le partage du pays en fiefs féodaux. Dinh Bo Linh impose sa loi aux 12 seigneurs et fonde le Dai Co Viet en 968. Après lui, se succèdent les Ly, les Tran, les Ho, les Lê, les Tay Son et les Nguyen.
Sous les Ly (1012-1225) et les Tran (1226-1400) les victoires sur la Chine (Song et Yuan) comme l’essor du bouddhisme confortent l’identité nationale.
Les Lê s’installent après la victoire sur les Ming (Chine) de 1428 à 1773. Leur fin de règne est caractérisée par la division du pays en seigneuries des Nguyen (Sud) et des Trinh (Nord) ainsi que par des révoltes paysannes.
Les Tay Son avec Nguyen Hue en tête réunissent le Pays (1773-1802) et repoussent les Tsing. L’Empereur Gia Long réussit à vaincre les Tay Son et établit la Dynastie des Nguyen (1802-1945).
Occupations occidentales et guerres de Libération (1858-1975)
La colonisation française et première guerre du Vietnam, les grandes dates :
1858 : Les Français débarquent à Danang (port du centre)
1867 : La Cochinchine (Sud) devient colonie française.
1883 : L’Annam (centre) et le Tonkin (Nord) sont mis sous protectorat français.
1945 : L’indépendance du Vietnam est proclamée par Ho Chi Minh à Hanoi le 2 septembre 1945.
1946 : Tentative française de rétablir son autorité et début de la première guerre du Vietnam
1954 : Le 7 mai 1954, Dien Bien Phu tombe, la garnison de 16 000 soldats est faîte prisonnière. Le 20 juillet 1954, les accords de Genève sont signés reconnaissant l’indépendance, la souveraineté et l’intégrité du Vietnam. Le 17ème parallèle sera une ligne de démarcation militaire et des élections générales en 1956 devront avoir lieu sur l’ensemble du pays pour le réunifier.
Préhistoire
La Paléolithique
La présence humaine sur le territoire vietnamien remonte à très loin. Les archéologues ont trouvé des traces de civilisations dans quelques grottes à Lang Son et Nghe An. De la période postérieure à l’âge paléotique, la présence humaine fut assez importante sur le territoire vietnamien. Ils utilisèrent des outils en galet taillé jusqu’à l’époque de la culture Hoa Binh – Bac Son. Plus tard, ils commencèrent à aiguiser des haches en pierre, à fabriquer des céramiques et à cultiver la terre.
L’âge néolithique (4000 – 6000 AC)
Pendant l’âge néolithique, des groupes développèrent des modes de vie différents. Les habitants se servaient de haches en pierre polie, taillaient des bracelets en pierre et faisaient des céramiques avec une variété de motifs.
L’âge de bronze (4000 AC)
Pendant l’âge de bronze, les Vietnamiens confectionnèrent plusieurs outils et armes en plus de bijoux en laiton dans des moules de glaise. Ils commencèrent à cultiver le riz et à élever des animaux tels que les buffles, les bœufs, les cochons et les poules.
À cette époque, trois groupes culturels sont répartis dans trois secteurs différents : la culture pré-Dong Son dans les bassins de la rivière Rouge, des rivières Ma et Ca, la culture pré-Sa Huynh dans le centre du pays et le troisième groupe dans le bassin du fleuve Dong Nai dans le sud du territoire vietnamien. La culture pré-Dong Son correspond au début de l’époque des rois Hung.
L’âge de fer (2700 AC)
Les groupes dans le nord et le centre du Vietnam forment la culture Dong Son; ils travaillaient le fer afin d’en faire des outils. Les objets en laiton sont aussi typiques de cette culture, notamment les grands tambours en cuivre avec des motifs ornementaux.
Fondation de l’Etat
L’Etat Van Lang – l’Etat Au Lac
Un premier état apparaît au Vietnam sous la culture Dong Son. Il s’étend de la frontière sino-vietnamienne jusqu’au bord du fleuve Gianh. Les ressemblances culturelles des habitants laissent supposer que cette région fut le territoire des anciens Viets. La nation Van Lang était alors dirigée par les rois Hung.
Succédant à la nation des rois Hung, l’état Au Lac fut fondé par An Duong Vuong au milieu du IIIè siècle avant l’ère chrétienne. Cet état est mentionné dans les annales de l’historien chinois Xi Ma Tin. Un exploit du temps d’An Duong Vuong fut la construction de la citadelle Co Loa avec trois cercles de murailles, dont les vestiges peuvent être encore contemplés de nos jours.
L’état Champa
Au centre du pays, les cultures pré- Sa Huynh progressent jusqu’à l’âge de fer. Issues des tombeaux, des jarres contenant plusieurs outils en fer, ainsi que des bijoux en agate ou en émeraude sont représentatifs de cette culture. Elle se répand largement, de Thoa Thien jusqu’au bassin du fleuve Dong Nai. Les hommes de la culture Sa Huynh devaient être des ancêtres des Cham qui édifièrent le royaume Champa.
Domination chinoise
En l’an 179 avant l’ère chrétienne, l’état Au Lac fut occupé par le roi Trieu Da de l’état Nam Viet, puis en 111 AC, l’état Nam Viet fut anéanti par l’empire chinois des Han. Au Lac passe aux mains des Han et est divisé en arrondissements et districts. Désormais, le pays entre dans une étape de domination des empires chinois qui durera 11 siècles.
Durant cette période, le peuple Vietnamien se soulève plusieurs fois pour la conquête de l’indépendance, à commencer par l’insurrection des deux sœurs Trung (en l’an 40 – 43). Suit ensuite la révolte de la Dame Trieu (en 248). Au milieu du VIè siècle Li Bi reconquit l’indépendance. Mais chacune de ces révoltes fut de courte durée. Sous la domination des empires chinois de Sui et de Tang, plusieurs soulèvements éclatèrent comme les insurrections de Mai Thuc Loan (en 722), de Phung Hung (766 – 791).
Finalement, avec la victorieuse révolte menée par Ngo Quyen sur le fleuve Bach Dang en 938 contre les Han, plus de mille années de domination chinoise se terminent, et l’indépendance nationale reconquise.
Epoque de l’indépendance
Le commencement
Une nouvelle page de l’histoire du Vietnam commença au Xè siècle. Les dynasties Ngo (939-965), Dinh (968-980), pré-Le (980-1009) s’efforcent de consolider le pays, d’établir un état unifié, et de préserver l’indépendance encore jeune qui doit notamment résister contre les Sung en 981. La résistance dirigée par Le Hoan sera victorieuse.
Les dynasties Ly et Tran
Du XIè siècle au XIVè siècle, sous les règnes des dynasties Ly (1009-1225) et Tran (1226 – 1400), le Vietnam devint un état puissant.
L’ agriculture se développe; la mise en place des digues et le défrichement occupent une place prioritaire. Des villages artisanaux se forment, spécialisés dans la poterie, le moulage de cuivre ou la forge du fer. Des bâteaux commerciaux venus de Chine et des pays d’Asie du Sud-est pénètrent entre autres dans les ports de Hoi Thong et Van Don.
Sous les dynasties Ly et Tran, le bouddhisme prévaut et influence grandement la littérature et l’art. Pendant ce temps, le Confucianisme commence à se répandre. À la fin du XIè siècle, le temple de la Littérature dédié à Confucius est édifié. À l’époque des Tran, les concours confucéens sont organisés. Les mandarins d’origine confucéenne sont de plus en plus nombreux. L’écriture nom (l’écriture vietnamienne originale) est alors de plus en plus utilisée dans la composition littéraire. Les premières collections de l’histoire du pays sont également élaborées. L’indépendance nationale est maintenue grâce à la résistance contre Tang (1075-1077) sous la direction du général Ly Thuong Kiet, et trois fois contre les Yuen-Mongol sous la direction des rois Tran et du général Tran Hung Dao (1258, 1285 ,1288).
La dynastie Ho
Succédant le règne des Tran, la dynastie Ho (1400-1407) entreprend un nombre de réformes sociales. Ho Quy Ly impose les politiques de restriction de la propriété foncière et de restriction de la propriété d’esclaves. Il fait l’émission de billets monétaires pour remplacer la monnaie en alliage de cuivre. Mais ces réformes n’ont pas d’effets parce que le peuple ne soutient pas Ho. C’est pourquoi, devant la guerre d’invasion des Ming de la Chine, la souveraineté de Ho ne parvient pas à organiser efficacement la défense du pays. Le Vietnam tombe à nouveau sous le joug de l’Empire des Minh.
La dynastie Le (1428-1788)
Un mouvement insurrectionnel pour reconquérir l’indépendance nationale est déclenché partout dans le pays, puis converge sous le drapeau de l’insurrection de Le Loi, à Lam Son, province de Thanh Ho. Après dix ans de résistance, avec le soutien du peuple et l’assistance de généraux de talents, dont le héros national Nguyen Trai , la guerre de libération est gagnée. L’article Binh Ngo Dai Cao de Nguyen Trai fut considéré comme un exemplaire de déclaration de l’indépendance.
Au XVè siècle, la société du Vietnam est stable, l’agriculture est rétablie et développée, l’industrie et le commerce connaissent de nouveaux progrès. La doctrine confucéenne devient idéologie orthodoxe. La formation des talents par la voie de concours littéraires et l’étude des livres classiques font partie de ce siècle. Le Code pénal national encore appelé le code Hong Duc, est élaboré, reflétant fidèlement la situation politique, économique et sociale du Vietnam à ce moment-là.
Au XVè siècle, la dynastie Le se détériore. En 1527, Mac Dang Dung renverse le roi Le, et établit le règne des Mac à Thang Long (Hanoi). La famille Trinh mobilise une résistance contre les Mac. En 1592, les forces de Trinh s’emparent de Thang Long ; le roi Le s’empare de nouveau du trône, mais, en réalité, tous les pouvoirs sont détenus par les seigneurs Trinh.
Dans le Sud, les seigneurs Nguyen ont élargi leur territoire jusqu’au delta du Mékong et entreprennent en même temps une guerre contre la famille Trinh. La guerre des seigneurs de Trinh-Nguyen dura de 1627 à 1772.
C’est l’époque où le Vietnam connaît beaucoup de grandes perturbations tant politiques que socio-économiques. Depuis la fin du XVIè siècle, le pays avait établi des liens commerciaux avec les pays occidentaux comme le Portugal, l’Espagne, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne, la France. Le catholicisme commençait à se propager au Vietnam à cette époque.
L’économie et la production de marchandises se développaient, et ainsi, bon nombre de centres urbains s’épanouissaient. À Dang Ngoai (nord) il y avait Thang Long, Pho Hien et à Dang Trong (sud), il y avait Hoi An, Thanh Ha, et Nuoc Man.
Le règne Tay Son
En 1771, trois frères Nguyen Nhac, Nguyen Hue, Nguyen Lu dirigent l’insurrection Tay Son et renversent la domination de la dynastie Nguyen.
Au début de 1785, après avoir battu les troupes de Siam (Thai) à Rach Gam – Xoai Mut (sur le fleuve My Tho), les forces Tay Son avancent vers le nord et anéantissent les seigneurs Trinh. Le dernier roi de la dynastie Le, Le Chieu Thong se réfugie en Chine, et fait appel à la dynastie chinoise des Qin pour renvoyer des troupes au Vietnam.
En 1788, Nguyen Hue monte sur le trône à Phu Xuan (Hue). Puis il mène ses troupes vers le Nord à Thang Long pour battre victorieusement 290 000 soldats chinois en janvier 1789.
Quang Trung Nguyen Hue, premier empereur de la souveraineté Tay Son, entreprend la mise en place d’un certain nombre de politiques avancées en matière d’agriculture et d’éducation. En 1792, Quang Trung meurt tandis que Nguyen Anh, avec l’assistance des Français, retourne dans le delta du Mékong pour mener la guerre contre les troupes de Tay Son. En 1802, Tay Son est battu ; Nguyen Anh se rend maître de Phu Xuan (Hue) et fonde la dynastie Nguyen.
La dynastie Nguyen
Nguyen Anh se proclame empereur du Vietnam en 1802, sous le nom de Gia Long, initiant le règne Nguyen (1802-1945).
Les premiers rois de la dynastie Nguyen comme Gia Long, Minh Mang unifient le pays et contrôlent un territoire plus large par rapport à celui des règnes précédents. La dynastie Nguyen réalise bien la politique de défrichement pour la mise en place de fermes et le développement hydraulique. Au niveau de la politique extérieure, les rois Minh Mang et Thieu Tri envoient sur les mers des navires marchands pour commercer avec la France, la Grande-Bretagne, l’Indonésie et l’Inde, etc…
Les rois Nguyen commandent la rédaction de livres sur l’histoire et la géographie nationales, impriment plusieurs collections de livres importants, significatifs pour la culture nationale. Le Confucianisme occupe une position dominante et constitue un appui pour l’idéologie conservatrice des Nguyen. La dynastie Nguyen impose une politique de «portes fermées» bloquant l’accès aux ports, et au commerce, et, renonçant aux délégations diplomatiques venues établir des relations avec le Vietnam.
Domination française
En 1857, le gouvernement français approuva la décision de conquérir le Vietnam. Cependant, compte tenu de la résistance des patriotes vietnamiens, il fallut 30 ans aux colonialistes français pour instaurer leur domination sur l’ensemble du territoire vietnamien (1887).
En 1887, l’Union Indochinoise fut constituée comprenant 5 régions : le Tonkin, l’Annam, la Conchinchine, le Cambodge et le Laos. Au début du XXè siècle, les activités socio-économiques des Français au Vietnam furent vraiment renforcées. Les Français concentrèrent leurs investissements dans l’exploitation minière et certaines autres industries. Apparurent de vastes fermes de plantations. Outre le riz, venaient s’ajouter la culture du thétier, du cafétier, de l’hévéa et du ricin, etc… Les produits agricoles et artisanaux commencèrent à devenir des marchandises d’échange. Suite à ces changements économiques, les classes bourgeoise et ouvrière du Vietnam virent le jour.
Afin de faciliter sa politique d’exploitation des colonies, la France maintint sur le trône le roi et sa dynastie,
Sur le plan éducatif, les colonialistes français abolirent en 1915 l’ancien système de concours et imposèrent trois cycles de l’enseignement de base (maternelle, primaire et secondaire). Et en 1917, ils lancèrent officiellement la formation de fonctionnaires administratifs «à la française» .
Le gouverneur général d’Indochine promulgua un décret pour restructurer le mécanisme d’organisation des villages en 1904. Cela représenta une profonde ingérence qui traduisait la volonté de créer une nouvelle classe de propriétaires terriens censés remplacer les précédents.
En ce qui concerne le milieu ouvrier ainsi que celui des paysans, les colonialistes exécutèrent une politique de domination rigoureuse. La population subit plusieurs impôts et taxes. Les colonialistes français pratiquèrent une politique de l’obscurantisme.
Les patriotes vietnamiens continuèrent la lutte pour la libération du pays. Les uns suivirent les autres. Et en 1930, Nguyen Ai Quoc, c’est-à-dire Ho Chi Minh, fonda le Parti Communiste Vietnamien (ou le parti Communiste Indochinois plus tard). Depuis, les communistes ont dirigé le mouvement de libération nationale.
Le Vietnam indépendant
Lorsque la deuxième guerre mondiale pris fin et que les japonais se rendirent, l’armée de Ho Chi Minh, dite “Vietminh”, réalisa la Révolution d’août 1945. Le 2 septembre 1945, le Président Ho Chi Minh proclama l’indépendance du pays et l’avènement de la “République démocratique du Vietnam” sur la place Ba Dinh (Hanoi). En 1946, les troupes françaises se réinstallèrent en Indochine. Sous la direction du Parti Communiste Indochinois et du Président Ho Chi Minh, la résistance est organisée contre les colonialistes français pour sauvegarder l’indépendance. La victoire des vietnamiens à Dien Bien Phu en 1954 mit fin au conflit et libéra la moitié du pays.
En vertu de l’accord de Genève, la France se retira du nord du pays ( 17ème parallèle) et le Vietnam fut provisoirement divisé en deux régions. Des élections devaient avoir lieu en 1956 pour rassembler l’ensemble du Vietnam et élire un gouvernement. Cependant, les États Unis interviennent et ces élections où Ho Chi Minh et le Vietminh étaient donnés largement gagnants sont annulées. Au nord, “la République démocratique du Vietnam” s’engagea tant bien que mal dans la reconstruction malgré la guerre et les bombardements. Dans le sud, soutenu par le Nord, se déroula pendant 20 ans, la lutte de libération pour l’Indépendance et le départ des soldats américains (jusqu’à 50 000 soldats).
Avec l'offensive générale au printemps 1975, le gouvernement de Saigon au sud du Vietnam, soutenu par les Etats Unis, s'effondra le 30 avril 1975. Le Vietnam fut de nouveau réunifié et depuis cette date porte le nom de « République socialiste du Vietnam» avec Hanoi comme capitale. Saigon est alors baptisée "Ho Chi Minh Ville" en hommage au "Père de la révolution".
Tout au long se son histoire et jusqu'à aujourd'hui, le vietnam se distingue par une farouche volonté d'indépendance et par un nationalisme à fleur de peau...
GÉOGRAPHIE ET CLIMAT


- Situation geographique
- Le climat
- La topographie
- Les resources naturelles
Situation géographique
Le Vietnam est une bande de terre étroite dont la forme rappelle la lettre S avec une superfice de 331.211,6 km2.è au centre de l’Asie du Sud-Est, en bordure oriental de la péninsule indochinoise, il partage des frontìere avec la Chine, au Nord, le Laos et le Cambodge, à l’ouest.
Il s’ouvre sur la Mer d’Orient à l’est et sur le Parcifique au Sud.
La côte s’étire sur 3.260 km et les frontìeres terrestres sur 4.510 km. À vol d’oiseau, la distance du nord au sud est de 1 650 km. La largeur maximale atteint 600km, dans le nord, et 400 km, dans le sud, alors que la largeur minimale n’est que de 50 km au Cantre , dans la région de Quang Binh.
RELIEF:
À chacune de ses extrémités, le Vietnam offre seux grandes plaines fluviales: le Delta du fleuve Rouge et le Delta du Mékong.
Le delta du fleuve Rouge, d’une superficie d’environ 15.000 km2 est formé d’alluvions charríees par le fleuve Rouge et le fleuve Thai Binh. C’est le berceau de la civilisation vietnamienne et de la riziculture.
Le delta du Mékong, d’une superficie de quelque 40.000 km2 , est extrêmement fertile et bénéficie d’un climat très favorable à l’agriculture. C’est le plus grand grenier à riz du pays. Le delta est arrosé par des milliers de canaux et de cours d’eau. Les neufs bras du mékong se jettent dans la Mer d’Orient, favorisant ainsi le système de navigation fluviale.
Les collines et montagnes représentent les trois quarts du territoire du Vietnam. Les quartre principales régions montagneuses sont:
Le Grand Nord – Est( en vietnamien, le Viet Bac) s’étend de la vallée du flueve Rouge jusqu’au Golfe du Bac Bo. On y trouve nombre de sites pit- toresques comme les grottes de Tam Thanh, de Nhi Thanh ( provinve de Lang Son), la grotte de Pac Bo (province de Cao Bang), le lac Ba Be (province de Bac Kan), le mont Yen Tu et la baie d’Halong (province de Quang Ninh). Le Tay Con Linh est le plus haut sommet du Grand Nord-Est avec une altitude de 2.431 m.
Le Nord- Ouest s’étend de la frontière chinoise jusqu’à l’ouest de la province de Thanh Hoa. C’est une magnifique région très montagneuse. On y retrouve le pittoresque bourg de Sapa (province de Lao Cai) à 1 500m d’altitude, point de rencon-tre avec les habitants des ethnies H’Mong, Dao, Kinh, Tay, Giay, Hoa, Xa Pho, ect. C’est aussi la région du champ de bataille de Dien Bien Phu et du point culminant du Vietnam, le mont Phansipan, à 3 143 m d’altitude
Les monts Truong Son séparent le Vietnam du Laos et du Cambodge. Ils abritent la magnifique grotte de Phong Nha (province de Quang Binh), ainsi que des cols spectaculaires, dont le coi Ngang et le Col des Nuages ( col de Hai Van). Quant à la célèbre piste Hô Chi Minh, elle a joué un role important pour la deuxième grande résistance des Vietnamiens.
Les Hauts Plateaux du Centre (en Vietnamien Tây Nguyên). Cette région légendaire regroupe de nombreuses minorities ethniques à la culture originale et recèle encore plusieurs secrets sur la flore et la faune. Établie à la fin du XIXe siècle, la ville de Dalat est une station de villégiature au climat ideal.
La côte du Vietnam s’étire sur 3 260 km et déroule des plages magnifiques comme celles de Tra Co, Sam Son, Lang Co, Non Nuoc, Nha Trang, Vung Tau ou Ha Tien. À certains endroits, la montagne avance dans le mer, formant des baies pittoresques et spectaculaires comme la baie d’Halong, reconnue par l’UNESCO en tant que patrimoine naturel mondial, la baie de Nha Trang, reconnue comme une des 29 meilleures baies du monde. Le long de la côte, le Vietnam possède de grands ports comme Haiphong, Danang, Qui Nhon, Cam Ranh, Vung Tau ou Hô Chi Minh-ville.
Plus au large, le pays compte aussi des archipels composés de milliers d’iles et ilots disperses du nord ua sud, dont les Iles Spratleys (Truong Sa), et les Paracels (Hoang Sa).
Les forêts et les terres forestières couvrent une grande partie du territoire. Les réserves nationales sont protégées par l’État et dotées de plans de développement à long terme en matière de tourisme écologique. Ces précieuses forêts sont réparties sur plusieurs régions dans l’ensem-ble du pays: Ba Vi (province de Ha Tay), Cuc Phuong (province de Ninh Binh), Bach Ma (province de Thua Thiên-Huê), Phu Quoc (province de Kien Giang) et les iles Con Dao (province de Ba Ria-Vung Tau), ect. Parmi lesquels le parc national de Phong Nha-Ke Bang (province de Quang Binh) est reconnu patrimoine naturel mondial; d’autres sont classés réserves de la biosphère mondiale par l’UNESCO comme le parc national de Cat Tien (province de Dong Nai), le parc national de Cat Ba (ville de Haiphong), la forêt de mangroves Can Gio (Hô Chi Minh-ville).
Le climat
Le Viêtnam se trouve dans une région de climat tropical et subtropical, avec des moussons, beaucoup d’ensoleillement, un abondant volume pluviométrique et une grande humidité. Certains endroits proches du tropique du Cancer et les régions d’altitude ont un climat tempéré.
Les températures moyennes annuelles de 22 à 27ºC sont très propices au tourisme même si la température moyenne varie d’une région à l’autre:23ºC à Hanoi, 26ºC à Ho Chi Minh-ville et 25ºC à Hue.
Le Viêtnam compte deux saisons bien distinctes, soit la saison sèche et froide (de novembre à avril) et la saison chaude et pluvieuse (de mai à octobre). Les changements de température sont plus marqués dans les provinces du nord; la différence de température atteint jusqu’à 12ºC alors que dans les provinces du sud, la différence n’est que d’environ 3ºC. Ces deux saisons montrent toutefois les signes des quatre saisons:printemps, été, automne et hiver, surtout dans le Nord.
La topographie
Les collines et montagnes représentent les trois quarts du territoire du Viêtnam. Il y a quatre régions montagneuses principales.
La région du Nord-Est (appelée aussi Viet Bac) s’étend de la vallée du Fleuve Rouge au golfe du Bac Bo. On y trouve nombre de sites pittoresques bien connus comme les grottes de Tam Thanh, de Nhi Thanh (Lang Son), la grotte de Pac Bo, la chute de Ban Gioc (Cao Bang), le lac de Ba Be (Bac Can), le mont Yen Tu et la Baie d’Halong (Quang Ninh). Le plus haut sommet de la région du Nord-Est est Tay Con Linh: 2431m.
La région du Nord-Ouest s’étend de la frontière avec la Chine jusqu’à l’Ouest de la province de Thanh Hoa. C’est une magnifique région avec Sa Pa ( Lao Cai ) à 1 500 m d’altitude, une station de montagne et un lieu de contact avec les habitants des ethnies H’Mong, Dao, Kinh, Tay, Giay, Hoa, Xa Pho…
La région abrite aussi l’ancien champ de bataille renommé Dien Bien Phu et le mont Phan Si Pan, 3143 m, point culminant du Viêtnam.
La cordillère de Truong Son du Nord s’étend de l’Ouest de la province de Thanh Hoa à la région montagneuse de Quang Nam-Da Nang. On y trouve la magnifique grotte de Phong Nha (Quang Binh) et des cols bien connus le col Ngang (Col transversal), le col de Hai Van (Col des Nuages)… En particulier, la piste Ho Chi Minh est connue de tout le monde pour les exploits des Viêtnamiens pendant la deuxième grande résistance.
La cordillère de Truong Son du Sud située à l’ouest des provinces du Trung Bo méridional. Suite aux massifs, c’est une vaste région appelée Tay Nguyen (Hauts-Plateaux du Centre). Cette région légendaire recèle encore plusieurs sécrets sur la flore et la faune, surtout sur la culture originale des minorités ethniques. Da Lat est une station de villégiature idéale établie à la fin du 19è siècle.
Le Viêtnam a deux grands deltas:le delta de la rivière Rouge et le delta du Mékong.
Le delta du Fleuve Rouge ( plaine du Bac Bo) d’une superficie d’environ 15000 km2 est formé d’alluvions charriées par le Fleuve Rouge et le Fleuve Thai Binh. C’est le berceau des anciens Viêtnamiens et de la civilisation du riz irrigué.
Le delta du Mékong (plaine du Nam Bo) d’une superficie de quelque 36000km2 est très fertile et a un climat favorable. C’est le plus grand grenier à riz du pays. Le territoire Viêtnamien est quadrillé par des milliers de cours d’eau de petites et grandes dimensions. Le long de la côte, s’ouvre une embourchure sur une vingtaine de kilomètres, favorisant ainsi le système de navigation fluviale. Les deux systèmes de cours d’eau importants sont le Fleuve rouge au Nord et le Mékong (Cuu Long) au Sud.
La côte du Viêtnam s’étire sur 3260km. En la longeant, vous trouverez de belles plages comme Tra Co, Sam Son, Lang Co, Non Nuoc, Nha Trang, Vung Tau, Ha Tien… A certains endroits, la montagne avance vers la mer, formant des baies pittoresques comme la Baie d’Halong reconnue par l’UNESCO comme le patrimoine mondial.
Le Viêtnam possède nombre de grands ports: Hai Phong, Ða Nang, Qui Nhon, Cam Ranh, Vung Tau, Sai Gon…
Le pays compte aussi des archipels composés de milliers d’iles et ilots dispersés du Nord au Sud dont ceux de Hoang Sa (Paracels) et de Truong Sa (Spratley).
Les ressources naturelles
Les forêts et les terres forestières couvrent une grande partie du territoire. Les réserves nationales sont protégées par l’Etat et dotées de plans de développement durable en matière de tourisme écologique. Ces forêts précieuses sont réparties dans plusieurs localités de tout le pays: Ba Vi (Ha Tay), Cat Ba (Hai Phong), Cuc Phuong (Ninh Binh), Bach Ma (Hue), Cat Tien (Ðong Nai), Con Ðao …
Le Viêtnam est un pays possédant des ressources en minerais. Son sous-sol recèle de précieux gisements d’étain, de zinc, d’argent, d’or, d’antimoine, de pierres précieuses, de charbon. Son plateau continental est riche en pétrole et gaz naturels.
Les sources d’eau minérale sont très abondantes: Quang Hanh (Quang Ninh), Hoi Van (Binh Ðinh), Vinh Hao (Binh Thuan), Duc My (Nha Trang), Kim Boi (Hoa Binh)…






